All posts tagged: ARTISANAT

Aquarelle signée Rose Bonaventure, artiste de talent

Rose Bonaventure : « On ne naît pas avec le talent, il se suscite »

C’est un fait, nous ne naissons pas tous avec les mêmes cartes entre les mains. Quand certains ne connaîtront jamais le manque, d’autres doivent s’armer de patience et de courage pour façonner leur vie telle qu’ils la souhaitent. Stéphanie est de celles-ci. Si à l’aube de ses vingt ans la vie semblait s’obstiner à contrecarrer ses projets, elle a depuis réussi à trouver un juste équilibre entre travail conventionnel et vie d’artiste avec un grand A : calligraphie, céramique, dessin, papier… Avec talent, Stéphanie semble jouer avec les matières pour nous proposer sous le nom de Rose Bonaventure de délicates créations chargées d’âme et d’histoire, son histoire :

Savons au lait d anesse Volume France

Volume France, savons au lait d’ânesse haut de gamme

De l’Egypte à la Grèce Antique, le lait d’ânesse était déjà réputé pour ses vertus cosmétiques. La rareté de ce lait, exceptionnellement riche en vitamines et acides gras, l’éleva au rang d’élixir de jouvence réservé aux plus grandes dames. On dit de Cléopâtre que, chaque jour, elle se baignait dans ce lait pour préserver la jeunesse de sa peau ! La légende raconte qu’elle devait pour cela être entourée de plus de 100 ânesses dédiées à sa seule beauté… Autre époque, autres moeurs : si ce lait est toujours un remède précieux parmi les précieux, Laetitia, créatrice de Volume France, le veut produit dans le respect du bien-être de ses ânesses. Nés de son désir de se reconnecter avec la nature et d’agir en harmonie avec elle, ses savons au lait d’ânesse sont avant tout le fruit d’une belle histoire entre homme et animal. C’est donc tout naturellement, en créant son asinerie, qu’elle s’est entourée d’ânesses sardes et bourbonnaises (ces dernières étant la race la moins représentée en France). Rencontre avec celle qui s’est donné …

artisanat de demain : les bijoux en bois IU Jewellery Design

ÏU Jewellery Design : Miren Lasnier dessine les contours de l’artisanat de demain

Le design est-il compatible avec le quotidien ? Si aujourd’hui je prends le temps de réfléchir à l’utilité d’un objet autant qu’à son esthétique, je reconnais avoir déjà songé par le passé à m’offrir un objet ultra design… Tout en ayant conscience qu’il n’était pas fonctionnel ! Fort heureusement, je me heurtais toujours à son prix, m’évitant ainsi un achat inutile. Doit-on alors sacrifier la beauté au profit de la praticité ? Car si beau soit-il, un objet qui n’est pas pratique sera un objet délaissé… D’où l’importance, pour faire coïncider souci d’esthétisme et désir de simplicité, d’allier le Beau, l’Utile et le Durable. Qui sait, peut-être l’artisanat de demain réunira-t-il ces trois aspects… C’est en tout cas ce que souhaite Miren, créatrice de la marque ÏU Jewellery Design. Promouvant une production à échelle humaine, elle endosse tantôt le costume de designer, tantôt celui d’artisane pour nous proposer des bijoux en bois design à un juste prix :

Huile végétale Oden, issue de la flore française

La flore française, berceau des soins d’exception Oden

Cacao, karité, coco… Bruts ou en synergie, ces ingrédients végétaux sont aujourd’hui adulés pour leurs bienfaits. Mais s’ils font des merveilles en cosmétique, ils nous viennent de loin, avec le coût environnemental que cela implique. Nos belles campagnes ne recèlent-elles pas des trésors de beauté, parfois insoupçonnés ? Les noyaux, par exemple : mal aimés, ils finissent (presque) inéluctablement au rebut. Pourtant, il est possible d’en extraire l’huile pour offrir à notre peau de véritables soins d’exception… A l’inverse, point besoin d’argumenter pour convaincre des vertus prodigieuses des huiles d’onagre et de bourrache. Pourtant, l’essentiel de leur production a été délocalisé en Chine ! Que dire encore de nos amandes, en passe de disparaître au profit de leur équivalent américain, bien moins cher ? Magnifier les richesses de la flore française, pour nous, pour notre terre, est le leitmotiv qui a poussé Laurence et Marion, mère et fille, à créer la jeune marque de cosmétiques Oden :

industrie textile vs mode éthique

Lovely Green: « Nous ne pouvons plus fermer les yeux sur l’impact de l’industrie textile »

« Qui garde son âme d’enfant ne vieillit jamais » (Abraham Sutzkever) . Mais garder son âme d’enfant, qu’est-ce donc au juste ? Serait-ce laisser notre imaginaire s’évader au gré des motifs, couleurs et textures ? Y percevoir l’indécelable, s’abandonner pour apprécier ? Ou peut-être, tout simplement, (ac)cueillir chaque instant comme une véritable poésie du quotidien… La poésie, berceau de notre enfance, âme des créations estampillées Lovely Green. Mais que l’on ne s’y trompe pas, sous leurs allures insouciantes, les vêtements et accessoires pensés par Stéphanie sont le fruit d’une démarche éco responsable réfléchie dans les moindres détails. Car pour elle, compte tenu de l’impact dévastateur de l’industrie textile, la mode éthique est « une évidence, une attitude et surtout une nécessité » :

Infusions Born to be wild, paysanne-cueilleuse

Born to Be Wild : Uyen réinvente le métier de paysanne-cueilleuse

A 18 ans, on est jeune, souvent trop jeune pour être sûr(e) de l’impulsion que l’on souhaite donner à notre vie. Beaucoup d’entre n’ont eu l’occasion de toucher le libre arbitre que du bout des doigts et sont tentés de planifier leur avenir de manière à ce qu’il colle parfaitement à l’imaginaire collectif (longues études, perspectives d’un métier reconnu…). Pourtant, aucun chemin n’est tout tracé ! Une meilleure connaissance de soi, un désir d’épanouissement dans sa vie personnelle sont autant de raisons qui poussent à reconsidérer ces choix professionnels. Uyen en est l’exemple parfait : désireuse de porter avec son époux viticulteur un projet de vie à deux, elle a quitté son poste de juriste pour devenir paysanne-cueilleuse en plantes aromatiques et médicinales. Un bien joli nom pour celle qui souhaite nous redonner « le plaisir simple du goût de la nature » avec Born to be wild :

Robe Alory slow fashion

Slow fashion : Alory, “donner une chance aux belles matières vouées au rebut”

Si l’on évoque beaucoup – à juste titre – le gaspillage alimentaire, il est d’autres formes de gaspillage, plus insidieuses, qui font moins parler d’elles. Peut-être n’en a-t-on pas conscience, tout simplement. Peut-être, sans doute, est-il plus confortable pour nous de fermer les yeux ou de se contenter de les évoquer du bout des lèvres… Pourtant, il y a un réel travail à effectuer, main dans la main, créateurs et consommateurs, pour lutter contre le gaspillage textile (la slow fashion étant un premier pas) ! Un comble quand on connaît, même de loin, le coût environnemental et humain de cette industrie… A l’encontre des standards de la fast fashion et de ses travers, Laure, créatrice de la marque lyonnaise Alory, confectionne ses vêtements et accessoires à partir de chutes de tissu destinées au rebut :

pochette Kahobas sérigraphie textile

Kahobas, sérigraphie textile inspirée d’ailleurs

Désir d’évasion, soif de découvertes ou envie de se rendre utile… Quelles que soient les raisons qui nous poussent à partir, on en revient toujours grandi(e), d’une manière ou d’une autre. Souvent, de retour sur nos terres d’origine, ces voyages ne deviennent plus que des souvenirs à chérir. De ceux que l’on garde précieusement en nous et qui mettent du baume au cœur quand le quotidien se fait trop terne. Mais parfois, ce qui devait n’être qu’une simple escapade nous impacte si profondément qu’on se surprend à vouloir retenir ces souvenirs de la main pour que jamais ils ne s’estompent… C’est ainsi que naissent de fabuleuses marques mêlant savoir-faire d’ici et inspirations d’ailleurs, comme l’atelier de sérigraphie textile Kahobas :

Atelier l'Oiseau Lÿre méduse papier

Atelier l’Oiseau Lÿre : poésies de papier inspirées par la nature

Si l’on conçoit volontiers le papier comme le support privilégié pour s’exprimer (par l’écriture, le dessin…) il semble difficile d’imaginer que ce matériau si délicat puisse être destiné à d’autres fins. Pourtant, sous les doigts de fée de Laÿla, le papier semble prendre vie, se faisant tantôt boucles d’oreilles élégantes, tantôt graciles mobiles… Avec l’Oiseau Lÿre, Laÿla signe une collection empreinte de poésie, d’une grâce et d’une délicatesse à couper le souffle. Une collection qui se veut, aussi, une ode à la nature chère à son cœur, puisque Laÿla a quitté les prestigieux boulevards parisiens pour installer son atelier au cœur d’un parc régional :