GRAINE DE SAISON, S'EVEILLER

Sophie-Charlotte Chapman, entreprendre slow pour renouer avec soi-même

Le fait d’entreprendre est-il compatible avec l’idée même de slow life ? Si le désir de voler de ses propres ailes témoigne d’une envie de vivre autrement, celles et ceux qui ont pris ce chemin le savent : la vie d’entrepreneur(e) implique de ne pas compter ses heures. D’œuvrer sans relâche, à la force de ses mains, pour (espérer pouvoir) vivre de son travail. Avec en toile de fond, un désir profond de renouer avec soi-même. Mais si le quotidien d’entrepreneur(e) n’est pas de tout repos, entreprendre slow n’est-il pas justement la meilleure réponse pour qui souhaite se (re)trouver ? Travailler, oui. Beaucoup, sans doute. Mais aussi « prendre la mesure du temps » en faisant le choix, en pleine conscience, de s’accorder du temps pour soi.

Qu’elles manient la plume, le compas ou les aiguilles… Toutes semblent unanimes : s’il est difficile de s’autoriser à se poser tant les tâches sont nombreuses, prendre du temps pour soi permet de se ressourcer pour mieux revenir. Sophie-Charlotte Chapman en a pris son parti. Auteure du blog Vivre de sa créativité, on lui doit également plusieurs ouvrages destinés aux entrepreneuses créatives, qu’elle accompagne au quotidien. Et si ses journées sont aussi denses que celles des entrepreneuses qu’elle conseille, elle invite désormais à entreprendre slow pour réellement redonner du sens à sa vie.

Retour sur le cheminement de cette experte en entrepreneuriat féminin :

Tu as été élevée dans la nature. Si tu t’en es éloignée au fil des années, pourquoi souhaites-tu te reconnecter avec elle aujourd’hui ?

Nous habitions à la campagne et dès que j’ai été en âge d’aider dans la cour, je passais une bonne partie de mon temps libre dehors quand la météo le permettait. Je me rappelle aussi passer des après-midis d’automne en bottes dans le jardin à ramasser des centaines de pommes dans l’herbe mouillée.

❝ Notre jardin s’apparentait à un verger et mon père y récoltait les pommes pour en faire du cidre.❞

Plus grande, je l’ai aidé dans son activité d’exploitant forestier. Je charriais du bois avec lui le week-end et pendant les vacances scolaires. J’ai passé de nombreuses heures près d’un tracteur à fendre les buches, à les porter, à les entasser dans la remorque. Je n’étais pas fan du bruit de la tronçonneuse mais quand elle s’arrêtait on avait la forêt pour nous.

Nous avions aussi de nombreux animaux dont j’avais la responsabilité avec ma sœur. S’occuper de nos poneys par exemple demande une organisation quotidienne. Je les sortais tôt le matin dans la nuit et les rentrais après l’école. A la mort de mon père et dans le cadre de mes études, j’ai déménagé pour la ville. Nous nous sommes séparés de beaucoup d’animaux, nous en avons perdus… L’entreprise de mon père a été liquidée et je crois qu’avec tous ces changements je me suis peu à peu détachée de mes racines et de mon environnement rural.

Il y a six ans nous avons acheté avec mon mari une longère éloignée d’un village à une petite vingtaine de kilomètres de la ville voisine. Nous voulions de l’espace et un grand jardin et admettons-le aussi nous n’avions pas le budget et n’étions pas finançables (étant tous deux indépendants) pour acheter une maison plus proche.

❝ Je crois qu’au fil des saisons, j’ai renoué avec ce qui m’avait fait grandir : la nature. ❞

Nous avons une petite ménagerie : un chien, trois chats et cinq poules. Il n’y a qu’un pommier dans notre cour. J’ai commencé à ramasser les pommes, à m’équiper en clayettes pour les stocker et les faire sécher. Je m’approvisionne en paille et en grains chez mon parrain qui est agriculteur. J’ai commencé à composter nos déchets organiques, à faire pousser quelques salades, des pommes de terre et de la rhubarbe (mes seules réussites !) et je me suis rendue compte que cela me plaisait. Chose que je n’aurais jamais soupçonnée il y a des années.

Je crois que mes enfants grandissant, je me sens aussi moins prise physiquement (je n’ai plus besoin de les surveiller tout le temps dans la maison par exemple). J’ai retrouvé une certaine liberté de déplacement et une tranquillité d’esprit (le petit dernier ne va plus essayer de d’avaler le gland qu’il vient de ramasser !). Le grand air me calme aussi beaucoup : occupée, les pieds dans mes bottes et ma veste huilée sur le dos me rappellent ma vie plus jeune et ce qui m’animait.

❝ J’ai l’impression qu’en me reconnectant à la nature, je renoue aussi avec moi-même. ❞

Penses-tu que le fait de renouer avec la nature, avec les saisons est essentiel en tant que femme (et encore plus pour les entrepreneuses créatives, qui travaillent seules) ?

Sortir dans le jardin pour ouvrir l’enclos des poules, leur apporter de l’eau, ramasser les œufs, cela ne prend pas beaucoup de temps mais cette tâche quotidienne m’arrache toujours à mon écran. Je passe la plupart de mon temps sur le bar de ma cuisine à taper sur le clavier de mon ordinateur. Quand je n’enseigne pas, je suis donc seule. Si je n’avais pas ses sorties pour moi, j’aurais besoin d’une autre source d’oxygène et il n’y a pas mieux que le grand air pour cela.

Je me sais d’une grande sensibilité, et les entrepreneuses créatives le sont généralement aussi. C’est une force et un inconvénient à la fois. Se rallier à notre nature et au rythme des saisons permet selon moi de retrouver un équilibre intérieur en se mettant à l’écoute de ce qui nous entoure, tout simplement.

Il y a tant de merveilles à côté desquelles nous passons chaque jour sans les voir ! Depuis que j’ai rouvert les yeux sur les paysages que je traverse, je fais de belles rencontres notamment en termes de faune. Je me sens chanceuse et éprouve plus de gratitude envers les personnes qui me permettent d’entreprendre. Si je travaillais dans un bureau, cinq jours sur sept, je ne pense pas que j’aurais développé la même vision de la vie.

❝ Je crois aussi de plus en plus à l’interconnexion de choses. Nous sommes reliés à la Terre, aux astres, aux autres êtres vivants qui nous entourent. ❞

Je lisais récemment un article fascinant au sujet de la communication animale dont nous aurions tous en nous le pouvoir. Je nous sais affectés par ces mouvements et ces liens invisibles dont nous avons perdus, dans nos civilisations occidentales et surdéveloppées, toute maîtrise.

S’ouvrir à quelque chose de plus grand que notre simple vie de travail permet de nous faire grandir et de gagner en maturité, qualité nécessaire pour l’entrepreneuriat.

Quels sont les moments « slow » que tu apprécies par dessus-tout, en intérieur comme en extérieur ?

Il y en a de plus en plus ! Dans mon top 3, prendre un bain bien chaud arrive sans conteste en première position. Si je m’écoutais j’en prendrais un matin et soir !

Prendre un thé est une mini-pause que je m’accorde plusieurs fois par jour (le summum étant bien entendu de siroter mon thé dans le bain). La chaleur de l’eau m’apporte réconfort et réassurance.

J’aime aussi marcher mais je ne prends pas le temps de le faire assez souvent sauf quand je suis en Angleterre pour les vacances, ce qui arrive à chaque période de vacances scolaires en l’occurrence. Plus récemment, j’ai commencé à y voyager avec mon chien, m’obligeant du coup à sortir plusieurs fois par jour quelle que soit la météo, pour son confort. J’enfile mon chapeau de pluie, mon écharpe, j’attrape sa laisse, le matin je suis même encore à moitié en pyjama, l’air frais me saisit le visage, je grelotte et quand je rentre c’est comme pour le bain, c’est comme pour le thé, je retrouve la chaleur du petit cottage où nous séjournons. J’aime y acheter des magazines slow en anglais et me poser pour les lire.

❝ Le plus difficile dans ces moments slow, c’est de ne pas culpabiliser de ralentir ❞

Alors même que notre activité entrepreneuriale aurait besoin de notre temps et énergie… Mais c’est bien là le propre de ces moments slow : recharger nos batteries.

Malgré tes maintes activités – professionnelles comme personnelles -, cette idée de « slow life » t’est chère. Travailler à son compte est-il d’après toi un frein ou au contraire une invitation à prendre le temps ? Comment concilier les deux ?

On me voyait souvent comme une fille super speed en fait. Parce que je « cours » beaucoup, activité bien connue des mamans, notamment avec trois enfants. Il est difficile même le week-end de se poser et de ne rien faire. La maison ressemble à une usine qui tourne à plein régime sept jours sur sept, vingt-quatre heures sur vingt-quatre et tout retard dans les tâches ménagères se repère vite visuellement dans votre intérieur !

Je suis animée par le désir de profiter un maximum de la vie, je la sais trop courte et j’aimerais faire, tester, voir tant de choses… Mais c’est ici qu’arrive le paradoxe : je crois justement qu’on ne voit bien qu’en prenant son temps. Cette idée de « slow life » n’est pas tant une notion de ralentissement, d’aller moins vite en appuyant sur le frein. Ce n’est pas parce que vous avez l’habitude de conduire sur l’autoroute à 140 km/h et que vous passez à 110 km/h tout à coup que vous profiterez plus du paysage. Pour mieux comprendre, il faut sortir de l’autoroute et passer par tous ces villages qu’on ne voit pas d’habitude et alors là seulement vous prendrez le temps d’apprécier.

❝ Entreprendre, c’est prendre le temps de donner du sens à son travail, à sa vie. ❞

C’est clairement pour moi une invitation à la réflexion. On renoue avec ses valeurs profondes, on redéfinit ses priorités et on compose. Beaucoup d’entrepreneuses créatives se lancent avec le désir de concilier leur vie personnelle et professionnelle. L’entrepreneuriat semble être une solution. Mais comme tout travail, elle arrive avec son lot d’inquiétudes, de frustrations et de déceptions. Je ne voudrais pas qu’on se méprenne : il n’y a rien de facile dans tout cela. Seulement, la satisfaction qu’on en retire au final est peut-être la meilleure des récompenses.

L’idée de transmission était très présente dans ton éducation. Est-ce l’une des raisons qui t’a poussée à accompagner des entrepreneuses créatives de différentes manières ?

Je dois avouer que je ne m’attendais pas à cette question et pourtant en la lisant et la relisant cela me semble tellement évident. Un peu comme pour l’exemple que je viens de prendre au-dessus, dans lequel ce n’est pas tant l’arrivée à destination qui compte mais plutôt le voyage en lui-même qui importe (métaphore très souvent utilisée pour illustrer le principe de « slow life »). Dans la transmission ce n’est pas tant l’objet qu’on laissera derrière soi (un patrimoine, un business, un capital…) mais ce qu’on aura apporté d’immatériel à l’autre : du temps, de l’accompagnement, la construction de valeurs, l’amitié aussi, des moments passés ensemble et des souvenirs créés.

❝ J’ai eu la chance de grandir aux côtés d’un père pour qui la transmission était une valeur chère. ❞

J’ai longtemps confondu son but avec le résultat de son travail. Je sais depuis peu que son objectif était de me transmettre cette faculté de transmission et non un objet ou une maison en souvenirs. Je n’ai pas grand-chose de matériel de lui chez moi mais j’ai indéniablement ce goût de la transmission en moi. Il aimait parler de la nature, de l’Histoire de France, des choses de la vie et nous montrer ce qu’il y avait à voir. Combien de fois m’a-t-il dit : « Regarde »…
J’ai aussi eu la chance d’avoir une grand-mère très présente qui croyait profondément en moi, j’ai été portée par la confiance qu’elle avait placée en moi. Je ne sais pas si je la méritais mais je garde en tête tous ses encouragements.

Quand j’y repense désormais, je comprends mieux pourquoi je fais ce que je fais aujourd’hui. Notre système éducatif n’est pas le meilleur en la matière, la créativité n’y est pas encouragée, peut-être plus lors des études supérieures. Quand j’étais étudiante en licence commerce, je donnais des cours à des amis qui me disaient qu’ils comprenaient mieux avec moi qu’avec le prof.

Quand je fais cours d’anglais, je sais que j’arrive à intéresser et à réconcilier certains étudiants avec cette langue qu’ils n’affectionnent pas, et ce souvent à cause d’une transmission de passion échouée. Je pense avoir des qualités de pédagogue. J’essaie de me documenter sur le processus d’apprentissage et d’enrichir ainsi mes compétences. Je recommande à ce sujet le livre « Transmettre » (Céline Alvarez, éditions L’iconoclaste).

❝ L’accompagnement est la solution que j’ai choisie pour aider les entrepreneuses créatives. ❞

L’objectif est de les amener à trouver elles-mêmes les solutions qui leur conviennent pour développer leur business créatif. Je suis là pour les conseiller et les orienter et non pour imposer mes idées.

D’abord conseillère puis auteure, tu as souhaité aller plus loin dans ta démarche de valorisation de l’entrepreneuriat féminin en reprenant la plateforme Pitimana en mai 2018. Pourquoi ?

Je n’ai pas planifié la reprise de Pitimana, mais agi spontanément. Quand j’ai découvert le post de sa fondatrice sur Facebook, j’ai d’abord pensé le partager auprès de la communauté des Entrepreneuses Créatives. L’idée m’est alors venue que la vente de cette plateforme de créateurs pouvait aussi m’intéresser. Je la connaissais déjà pour avoir interviewé sa créatrice dans le cadre des guides que je co-écris aux éditions Eyrolles. Je connais bien le marché du fait-main en France pour l’étudier depuis plusieurs années. Aussi, je n’ai pas beaucoup réfléchi : j’ai saisi l’opportunité qui se présentait.

J’ai pensé à tort que cette reprise m’apporterait la reconnaissance de mes proches, me donnerait un statut supplémentaire, comme si j’avais besoin de prouver que je travaillais vraiment. La réalité est que peu autour de moi comprennent en quoi consiste ce travail, il est difficile d’en parler avec des personnes non-averties. Le digital n’est pas encore limpide pour tous. Le travail en ligne et le web-entrepreneuriat sont encore marginaux, surtout en province.

Cependant, c’est via les créatrices qui ont rejoint et rejoignent Pitimana que je reçois le soutien qui me pousse à continuer. Je suis ravie de pouvoir contribuer maigrement à la poursuite et au maintien de cette plateforme humaine dans laquelle sa fondatrice a mis tant de cœur et d’énergie.

❝ Pitimana correspond à mes valeurs : celle du travail et de la transmission. ❞

Ce site est une belle mise en valeur et en pratique de l’entrepreneuriat au féminin. J’ai été surprise de m’entendre dire : « Pitimana te va si bien ». C’est un « match » inopiné mais je crois aux belles rencontres !

Comment sélectionnes-tu les entrepreneuses créatives dont tu proposes des créations sur cette plateforme ? Que nous y proposes-tu ?

J’ai conservé les critères de sélection utilisés précédemment ainsi que l’exigence instaurée. Pitimana n’accueille que des entrepreneuses déclarées officiellement pour éviter toute concurrence illégale. Les créatrices qui rejoignent Pitimana sont attendues non seulement sur la qualité de leur travail mais aussi sur leur capacité à le mettre en valeur. Cela signifie qu’elles doivent disposer d’une marque créative propre affichant une identité visuelle distincte.

L’aspect visuel de leur travail est en effet primordial : sur le web, l’impression passe avant tout par l’image. Les créatrices doivent donc soigner les photographies de leurs créations. Elles sont malheureusement nombreuses à être desservies par des visuels peu avantageux. Elles peuvent produire les plus belles créations, si les photos ne sont pas à la hauteur de leur travail alors le résultat en sera altéré. Il n’est pas évident de refuser des candidatures mais je suis persuadée que cette sélection est aussi ce qui a permis à Pitimana de subsister jusqu’à présent.

Pour finir, quelles sont tes aspirations pour 2019, après une année riche en cheminement, personnel comme professionnel ?

Le terme de cheminement employé dans cette question est très juste.

❝ J’ai découvert de nombreuses choses cette année me concernant ainsi que sur mes aspirations professionnelles. ❞

J’avais justement placé cette année 2018 sous le mot « découverte ». J’ai ainsi proposé sur mon blog tous les mois à mes lectrices de découvrir une nouvelle discipline créative à travers le témoignage de plusieurs expertes.

J’aimerais poursuivre cette série en 2019 mais je pense désormais la placer sous le mot « connaissance ». La connaissance de soi est un sujet qui m’interpelle désormais plus particulièrement. Il me semble primordial en tant qu’entrepreneuse de bien se connaître. Or, je me rends compte que ce cheminement est un long process. La créativité peut nous y aider.

J’espère réussir à clarifier mes aspirations pour la suite. L’écriture de livres est une activité qui m’est vraiment plaisante, je suis ravie de voir que notre tout premier guide (« Vendre et mettre en avant ses créations« , éd. Eyrolles) vient de sortir dans sa troisième édition à quelques semaines de fêter ses cinq ans déjà ! J’aimerais me lancer dans la rédaction d’un roman mais je ne sais pas si je suis encore prête pour ce nouvel exercice….

Entreprendre slow, la clé du bonheur pour les entrepreneur(e)s ?

Note 🖤 : Je suis le travail de Sophie-Charlotte avec attention depuis quelques années maintenant. D’ailleurs, “le guide des entrepreneuses créatives” (co-écrit avec Sandrine Franchet), est l’un des premiers ouvrages que j’ai achetés quand l’idée m’a effleurée de créer mon propre blog. Je me revois encore feuilletant ardemment chaque page, peinant à réfréner mon impatience entre chacune d’elle, avide de tout savoir de ces femmes tellement inspirantes. Caressant du bout des doigts l’espoir d’un jour m’exprimer à leurs côtés, sans trop oser y rêver… Pour leur consacrer quelques années plus tard ma plume avec cette même soif insatiable de mettre en lumière leur travail et, au delà de ce seul aspect, leur personne. Et finalement, de manière inattendue, avoir le privilège de semer quelques graines de pensées dans la troisième réédition du livre “Vendre et mettre en avant ses créations”.

Au delà de notre amour commun pour l’entrepreneuriat féminin, j’ai constaté au fil des mois que la slow life semblait avoir une importance grandissante pour Sophie-Charlotte, ce qui a encore attisé ma curiosité. Si je ne suis pas (encore ?) moi-même entrepreneuse, cette philosophie de vie m’est si chère que j’ai fait ce choix de travailler moins pour vivre plus (heureuse). Or, pour côtoyer au quotidien des entrepreneuses de talent, je sais combien ces métiers sont chronophages, aussi j’étais très curieuse de connaître plus en détails le point de vue de Sophie-Charlotte, qui est pour moi une experte en la matière, sur cette idée d’entreprendre slow. Et quel plaisir que celui de découvrir en celle que l’on imagine passer ses journées à jongler entre de multiples activités, une femme qui aspire à renouer avec l’essentiel… Ne serait-ce pas la clé du bonheur d’entreprendre ?

Photographies : Pexels (licence cc0).

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Entreprendre slow pour renouer avec soi-même