Minimalisme, slow blogging

Pourquoi pratiquer le slow blogging

Si je n’avais qu’une seule chose à retenir de l’année qui vient de s’écouler, ce seraient les bénéfices que l’on retire à prendre le temps. Au gré des rencontres avec les marques et créateurs qui m’ont fait le plaisir de partager des morceaux de vie sur « Et si deux mains », au gré des discussions avec vous, aussi, mon cheminement qui n’en était qu’à ses prémices a pris une nouvelle ampleur. Consommer autrement, en privilégiant les créations éthiques, a été un premier pas. Puis, au fil du temps, ce cheminement écologique m’a amenée à un cheminement plus minimaliste et slow… Grâce auquel je (re)découvre chaque jour les plaisirs simples et pourtant essentiels de la vie. Le quotidien est prétexte à tant de petits bonheurs pour qui sait les apprécier ! Un cheminement qui m’amène, aussi, à doucement prendre la voie du slow blogging…

 Slow blogging : bougie Greenma, carnet Noé Paper

Retour sur une année de blogging : écologie,
minimalisme & slow life

Quand pour certains, le minimalisme invite à une réflexion sur l’écologie, pour d’autres, comme moi, c’est cette réflexion sur l’écologie qui ouvre tout naturellement la porte au minimalisme. Sans même m’en rendre compte, en apprenant à consommer moins mais mieux, j’avais amorcé le chemin vers un mode de vie plus minimaliste.

Un cheminement minimaliste dont je n’ai vraiment pris conscience qu’à l’occasion de ma contribution à l’éco défi « faire le vide chez soi » proposé par Natasha (Echos Verts). Si en début d’année, je lui avais fait part de mon souhait de participer modestement mais activement à cet éco défi, j’étais loin de m’imaginer à quel point il me serait bénéfique…

Prendre ma plume pour vous parler tour à tour du lien entre cheminement écologique et minimaliste, de l’importance du minimalisme « immatériel » et des bénéfices que je retire du minimalisme a été un véritable déclic pour moi. Cela m’a en effet permis de mettre des mots sur la réflexion qui était la mienne et de mesurer le chemin accompli. Pour cela – entre autres -, je remercie infiniment Natasha.

Et, à mon sens, l’une des composantes à part entière de ce cheminement minimaliste est cette notion de prendre le temps, que l’on assimile volontiers à la « slow life ». Plus encore, prendre le temps me paraît être l’un des aspects essentiels du minimalisme en tant que mode de vie tourné vers plus de simplicité. Si d’un point de vue matériel, on choisit de consommer pour posséder moins mais mieux, pourquoi n’en serait-il pas de même pour notre temps ? En d’autres termes, pourquoi ne pas faire – en l’occurrence écrire – moins mais mieux, en pratiquant le slow blogging ?

Slow blogging : bougie Greenma, carnet Noé Paper

Pourquoi appliquer le minimalisme au blogging ?

Cet été, en proie à une intense fatigue, je me suis retrouvée face à la page blanche tant redoutée de ceux et celles qui écrivent. Une page blanche qui a d’abord suscité en moi tous les états négatifs possibles et imaginables, jusqu’à ce que je cesse de lutter contre elle. Jusqu’à ce que je comprenne qu’elle m’offrait l’occasion d’être face à moi-même et de cerner mes envies et désirs profonds.

Puis, j’ai repris doucement le chemin de l’écriture, pensant n’avoir le temps de n’écrire qu’une à deux fois par mois… Pourtant, je n’ai su résister aux belles opportunités de collaborations qui s’offraient à moi au gré de mes rencontres sur les réseaux sociaux, pour finir par écrire, écrire et écrire encore. Si je ne regrette aucune d’entre elle, chaque échange me faisant grandir humainement, j’ai pourtant le sentiment de m’être laissée emporter par ma passion.

Et oui, les réseaux sociaux ont ceci d’exaltant qu’ils démultiplient le champ des possibles, offrant une source d’inspiration infinie aux inconditionnel(le)s d’esthétisme comme moi !

Le revers de la médaille ? Qu’il est aisé de se laisser happer dans ce tourbillon pour butiner de belles découvertes en belles découvertes… Jusqu’à finir par être submergé(e) et écrire avec passion, certes, mais à un rythme qui n’est pas (ou plus) le nôtre, qui n’est pas équilibré pour nous.

Si en ce moment, le temps dont je dispose me permet d’écrire à un rythme soutenu, ce n’est pourtant pas ce dont j’ai réellement envie. Non par paresse, non parce que les belles découvertes manquent… Au contraire, il m’est parfois frustrant de ne pas pouvoir vous présenter toutes les merveilles que je découvre au hasard de mes flâneries virtuelles ! Et pourtant, ce désir de partage se heurte au rythme de vie dans lequel je trouve mon équilibre.

Slow blogging : bougie Greenma, crayons Sprout

Slow blogging : écrire moins pour écrire mieux

Désormais, je prends le temps de sélectionner soigneusement les objets qui accompagneront mon quotidien, de confectionner des repas qui me ressemblent, de ne rien faire d’autre que savourer l’instant présent, aussi… Autant de petits gestes (quasi) quotidiens qui me sont devenus essentiels en quelques mois seulement. Si au jour d’aujourd’hui le temps semble devenu un luxe, c’est un luxe que je ne veux pas bouder car il m’apporte plaisir et sérénité.

Et, dans la lignée de cette perception que j’ai aujourd’hui de mon quotidien, je suis de plus en plus attirée par l’idée de slow blogging. En effet, je souhaite prendre, vraiment, le temps pour « Et si deux mains ».

Prendre le temps de la recherche, de la rédaction puis de la mise en scène. A trop vouloir multiplier les articles, mue par ma passion, j’ai parfois la sensation de ne pas être en mesure de réaliser un travail de qualité égale (en termes d’écriture comme de photographie). Ne vaut-il pas mieux alors, comme dans les autres pans de ma vie, privilégier la qualité à la quantité ?

Prendre le temps, aussi, de l’attente, pour vous, pour moi. De nature impatiente, le fait de devoir attendre a pendant longtemps été source d’intense frustration pour moi. Pourtant, mon cheminement vers un mode de vie plus simple m’incite aujourd’hui à penser que parfois l’attente permet de vivre l’instant avec un plaisir décuplé.

En tant que lectrice, j’aime suivre des blogueuses qui ne publient pas nécessairement souvent mais dont les articles sont toujours qualitatifs et donc source de plaisir quand je les lis. Chacun d’eux est alors ardemment attendu, tel un présent, et savouré de manière beaucoup plus intense !

En tant que blogueuse, le mécanisme est le même : chaque publication est source de plaisir… Et moins elles sont fréquentes, plus ce plaisir est exacerbé.

Ne dit-on pas que ce qui est rare est précieux ?

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J’aime: écrire, encore et encore, découvrir, apprendre, m’apprendre, rire de tout (ou presque), rire de rien (surtout), rire de moi (et pourquoi pas?!), marcher, marcher, ne surtout pas me poser, m’enthousiasmer de ces petits riens qui mis bout à bout forment un tout…