Minimalisme

Ce que m’apporte mon cheminement minimaliste

La première chose que l’on voit d’un intérieur minimaliste, ce sont des espaces épurés, avec juste ce qu’il faut d’objets du quotidien. Bien sûr, les bénéfices matériels que l’on en retire – à commencer, donc, par cet aspect épuré propice à la détente – sont nombreux : gain de place, de temps, économies… Pourtant, bien qu’appréciables, ces bénéfices ne sont que secondaires à mes yeux. Ce que m’apporte, vraiment, mon cheminement minimaliste, est un bénéfice immatériel ou plutôt un ensemble de bénéfices immatériels qui mis bout à bout m’amènent à la sérénité. C’est ainsi qu’ils poussent à :

Mettre de côté ses a priori pour parfaire sa connaissance de soi…

« L’enfer est pavé de bonnes intentions » : instinctivement, notre pensée est guidée par notre éducation, notre culture, la société dans laquelle nous évoluons… Et, parfois, même en voulant bien faire, on ne fait bien ni pour nous ni pour ce(ux) qui nous entoure(nt). Oui, on peut se contenter de suivre le mouvement sans réfléchir. On peut vivre et consommer de manière effrénée, sans prendre le temps. C’est un choix propre à chacun(e) et grand bien nous fasse s’il nous convient. Mais n’est-ce pas risquer de passer à côté de l’essentiel, à commencer par soi-même ?

Amorcer une réflexion sur l’écologie, puis le minimalisme, implique d’apprendre à s’affranchir de la pensée dominante pour penser par soi-même. Cerner ce qui nous importe lors de notre acte de consommation. Comprendre quels sont nos propres besoins. En cela, ne pas suivre intuitivement ce qui semble être la norme est un premier pas vers une meilleure connaissance de soi… Laquelle, pour ma part, a pris encore une dimension nouvelle en parcourant les premiers témoignages de blogueuses minimalistes sur le blog de Natasha (Echos Verts), ce sur deux aspects particulièrement :

Cheminement minimaliste; bougie, tasse et torchon Note Suave

Comprendre que désencombrer n’est pas être minimaliste

De nature ordonnée, j’ai toujours apprécié évoluer dans des espaces propres et rangés. Je me suis donc adonnée pendant longtemps aux joies du désencombrement… Sans pour autant réformer mes (mauvaises) habitudes. Une fois mon intérieur épuré, je cédais à l’appel de la consommation, et celui-ci finissait à nouveau encombré d’objets dont je regrettais parfois même l’achat !

Ce n’est que depuis que j’ai amorcé mon cheminement écologique que j’ai modifié, légèrement, subrepticement, ma façon de consommer. Quand nos actes de consommation impliquent une réflexion sur leur impact environnemental et humain, on se retrouve inexorablement à consommer moins mais mieux… Un ralentissement de notre consommation encore exacerbé dans le cadre d’une réflexion sur le minimalisme, puisque l’on ajoute à ces considérations éthiques la notion de besoin.

Un cheminement minimaliste et écologique qui pris ensemble, m’ont véritablement fait comprendre que le désencombrement n’est qu’illusoire s’il n’est pas motivé par une réelle envie de ne plus s’entourer de superflu, un superflu qui peut se cacher dans de tous petits détails…

Accepter l’idée qu’aimer un concept ne signifie pas forcément aimer le réaliser

J’ai été élevée dans l’éloge de la littérature : si la télévision avait peu sa place à la maison, les livres, eux, étaient l’un de mes passe-temps privilégiés. Mais, les années passant, j’en ai lu de moins en moins, sans pour autant renoncer au plaisir de m’offrir de temps à autre un livre, bien souvent à peine feuilleté… Pour être aussitôt relégué sur mes étagères.

De même, passionnée de décoration, j’ai accumulé au fil des années des chutes de tissus, boutons, rubans et autres petits bouts de rien gardés au cas où, persuadée qu’ils me serviraient un jour. Mais le fait est que les activités manuelles représentent pour moi un casse-tête bien plus qu’un plaisir !

Pour finalement comprendre que si quantité d’activités peuvent nous enthousiasmer sur le papier, elles ne sont pas nécessairement adaptées à la personne que l’on est (ou du moins celle que l’on est devenue, notre conception du minimalisme évoluant à mon sens au gré de notre propre évolution). De fait, les possessions matérielles nécessaires à leur réalisation en deviennent superflues… Et rares sont celles que j’ai gardées car elles m’importent et / ou me seront utiles à court terme.

Cheminement minimaliste; bougie, tasse et torchon Note Suave

… Et redonner leur juste valeur à nos possessions matérielles

Aujourd’hui mon intérieur est encore loin d’être un exemple de minimalisme – bien que ce soit de plus en plus un idéal auquel j’aspire -. Néanmoins, le fait de le désencombrer au fur et à mesure m’amène à reconsidérer la valeur que j’accorde à chacune de mes possessions.

Ainsi, au fil du temps, j’ai accumulé beaucoup d’objets de famille que j’avais des scrupules à ne pas garder, qu’ils me soient utiles ou non. Pour finalement ne plus supporter l’idée qu’ils occupent de l’espace dans mon intérieur, m’amenant à reconsidérer la question de leur dimension affective… Et à prendre conscience que je n’ai pas besoin de posséder d’objets de famille pour penser à mes proches. Ceux-ci sont toujours auprès de moi de par les souvenirs des moments partagés avec eux, exacerbés parfois par une simple senteur ou encore la vision d’un objet en particulier, un seul, qui a une réelle valeur affective à mes yeux.

De même pour les objets du quotidien : avant d’amorcer un cheminement écologique, puis un cheminement minimaliste, on a tendance à les accumuler, qu’ils nous soient réellement utiles ou non. Et finalement, je préfère en avoir moins, mais de ceux qui sont porteurs de valeurs morales car conçus de manière éthique. Qui, bien plus que de simples objets, m’apportent du plaisir quand mon regard se pose sur eux, quand je les utilise (quasi) au quotidien.

Ne garder que des objets triés sur le volet, donc, mais des objets qui nous inspirent la douceur de vivre… Pour, l’esprit apaisé, aller vers plus de sérénité.

Cheminement minimaliste; bougie, tasse et torchon Note Suave

Un cheminement minimaliste qui pris dans son ensemble amène à la sérénité

Si en lui-même un intérieur minimaliste est déjà une invitation à la sérénité, ce n’est à mon sens que l’une des composantes de ce bien-être que l’on ressent, parfois si intensément. Ce qui nous fait, vraiment, du bien, c’est toute la réflexion qui nous a amené(e) à adopter cet intérieur minimaliste. Une réflexion qui permet non seulement de désencombrer notre intérieur mais aussi notre esprit.

Bien sûr, ce ne sont ici que des exemples de là où me mène mon propre cheminement minimaliste, en raison de mes sensibilités et petits travers… Chacun(e) de nous a ses propres essentiels et superflus !

Et vous, que vous apporte votre cheminement minimaliste ?

Note  : Pour la troisième et dernière fois, j’ai le grand plaisir de vous proposer un article dans le cadre l’éco défi « faire le vide chez soi » de Natasha (Echos Verts). Un éco défi qui a été particulièrement enrichissant me concernant, puisque chacun des articles publiés dans ce cadre, ici ou là, a été l’occasion pour moi de mettre des mots sur des gestes instaurés intuitivement au fil du temps. J’espère que de votre côté cet éco défi aura également été riche en apprentissages et en petites ou grandes découvertes !

Crédit photo : Et si deux mains