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industrie textile vs mode éthique

Lovely Green: « Nous ne pouvons plus fermer les yeux sur l’impact de l’industrie textile »

« Qui garde son âme d’enfant ne vieillit jamais » (Abraham Sutzkever) . Mais garder son âme d’enfant, qu’est-ce donc au juste ? Serait-ce laisser notre imaginaire s’évader au gré des motifs, couleurs et textures ? Y percevoir l’indécelable, s’abandonner pour apprécier ? Ou peut-être, tout simplement, (ac)cueillir chaque instant comme une véritable poésie du quotidien… La poésie, berceau de notre enfance, âme des créations estampillées Lovely Green. Mais que l’on ne s’y trompe pas, sous leurs allures insouciantes, les vêtements et accessoires pensés par Stéphanie sont le fruit d’une démarche éco responsable réfléchie dans les moindres détails. Car pour elle, compte tenu de l’impact dévastateur de l’industrie textile, la mode éthique est « une évidence, une attitude et surtout une nécessité » :

Robe Alory slow fashion

Slow fashion : Alory, “donner une chance aux belles matières vouées au rebut”

Si l’on évoque beaucoup – à juste titre – le gaspillage alimentaire, il est d’autres formes de gaspillage, plus insidieuses, qui font moins parler d’elles. Peut-être n’en a-t-on pas conscience, tout simplement. Peut-être, sans doute, est-il plus confortable pour nous de fermer les yeux ou de se contenter de les évoquer du bout des lèvres… Pourtant, il y a un réel travail à effectuer, main dans la main, créateurs et consommateurs, pour lutter contre le gaspillage textile (la slow fashion étant un premier pas) ! Un comble quand on connaît, même de loin, le coût environnemental et humain de cette industrie… A l’encontre des standards de la fast fashion et de ses travers, Laure, créatrice de la marque lyonnaise Alory, confectionne ses vêtements et accessoires à partir de chutes de tissu destinées au rebut :

Maeva Allio photographe entrepreneuses créatives

Maeva Allio, photographe des mains qui créent

Si pour d’aucuns, prendre sa plume semble la manière la plus adéquate pour s’exprimer, certains photographes talentueux n’ont rien à leur envier : une simple photographie, prise avec la sensibilité de celui ou celle qui se cache derrière l’objectif, permet parfois d’exprimer bien plus que les mots jetés sur le papier. Peut-être parce que le fait de livrer son point de vue ainsi ouvre le champ des possibles, nous invitant à poser nos propres mots sur ce que l’on voit. Maeva Allio, photographe, est de celles-là. Sur son site éponyme, elle nous livre, tout en finesse, le travail d’artisanes et créatrices de talent :

pochette Kahobas sérigraphie textile

Kahobas, sérigraphie textile inspirée d’ailleurs

Désir d’évasion, soif de découvertes ou envie de se rendre utile… Quelles que soient les raisons qui nous poussent à partir, on en revient toujours grandi(e), d’une manière ou d’une autre. Souvent, de retour sur nos terres d’origine, ces voyages ne deviennent plus que des souvenirs à chérir. De ceux que l’on garde précieusement en nous et qui mettent du baume au cœur quand le quotidien se fait trop terne. Mais parfois, ce qui devait n’être qu’une simple escapade nous impacte si profondément qu’on se surprend à vouloir retenir ces souvenirs de la main pour que jamais ils ne s’estompent… C’est ainsi que naissent de fabuleuses marques mêlant savoir-faire d’ici et inspirations d’ailleurs, comme l’atelier de sérigraphie textile Kahobas :

Atelier l'Oiseau Lÿre méduse papier

Atelier l’Oiseau Lÿre : poésies de papier inspirées par la nature

Si l’on conçoit volontiers le papier comme le support privilégié pour s’exprimer (par l’écriture, le dessin…) il semble difficile d’imaginer que ce matériau si délicat puisse être destiné à d’autres fins. Pourtant, sous les doigts de fée de Laÿla, le papier semble prendre vie, se faisant tantôt boucles d’oreilles élégantes, tantôt graciles mobiles… Avec l’Oiseau Lÿre, Laÿla signe une collection empreinte de poésie, d’une grâce et d’une délicatesse à couper le souffle. Une collection qui se veut, aussi, une ode à la nature chère à son cœur, puisque Laÿla a quitté les prestigieux boulevards parisiens pour installer son atelier au cœur d’un parc régional :

créations upcyclées la-mousse-tache-bouillotte-sèche

La Mousse Tache, Créations upcyclées nées d’une envie d’ailleurs

Si l’on devait associer au mot minimalisme une couleur, une seule, on penserait probablement au blanc. D’ailleurs, les résultats d’une recherche d’images sur le sujet sont édifiants : des volumes épurés, des formes simples et la part belle faite aux couleurs claires ! Pourtant, l’attrait pour le blanc n’est pas une composante essentielle de cet art de vivre, mais relève d’une simple question de goût. Rien ne nous interdit de nous entourer d’objets beaux, utiles… Et hauts en couleurs ! En témoigne la jolie marque rennaise La Mousse Tache. Sous ce nom malicieux, Pauline nous propose des créations upcyclées où tissus chatoyants venus du bout du Monde se marient à merveille avec textiles chinés. Une façon pour elle de nous transmettre son envie d’ailleurs. Une façon, aussi, de nous montrer qu’acheter engagé ne signifie pas renoncer à mettre de la couleur dans sa vie :

Lingerie-éthique-culotte-Claudine-Peau-Ethique

Peau Ethique, la lingerie résolument (po)éthique

La lingerie. Celle que nous choisissons, méticuleusement, chaque matin et dans laquelle nous aimons nous glisser car elle nous sied. Bien qu’elle ne soit pas destinée à être vue, quel plaisir que celui de porter de la lingerie que l’on apprécie ! De par son aspect esthétique, bien sûr, puisque c’est ce qui guide notre choix en premier lieu. Mais aussi parce qu’en étant à même notre peau tout au long de la journée, elle se doit d’être d’une qualité exemplaire et en cela la moins impactante possible sur notre santé (et ipso facto sur l’environnement). De la lingerie à la dimension à la fois sanitaire, environnementale et sociale, telle est justement la proposition séduisante que nous fait la marque Peau Ethique :

Peluches naturelles Pampalam

Pampalam, les peluches 100% éco responsables

Devenir mère. Attendre, patiemment, ce petit être désiré. Préparer, doucement, sa venue. Commencer, déjà, à s’interroger sur ce qu’on souhaite lui inculquer, ce dont on souhaite le protéger. Et, une fois qu’on tient enfin ce petit être dans nos bras, s’apercevoir, vraiment, que rien ne sera plus jamais comme avant. Devenir mère enclenche – parfois sans même que l’on ne s’en aperçoive – un cheminement intellectuel qui nous fait grandir en tant que femme. C’est de ce cheminement qu’est né, sous l’impulsion d’Anne, Pampalam, un nom espiègle pour des peluches au design délicieusement rétro… Et surtout 100% naturelles !