Author: Marion

Mon objet préféré, bougie Note Suave

Dis-moi ton objet préféré, je te dirai qui tu es

Objet : « chose inerte, sans pensée, sans volonté et sans droits, par rapport à l’être humain ». A la lecture de cette définition donnée par le prestigieux dictionnaire Larousse, que les objets peuvent sembler froids et impersonnels… Pourtant, ne sont-ils pas pour beaucoup d’entre nous l’âme de nos maisons ? C’est le regard que porte sur eux Caroline, créatrice de Maison Crème :❝ Objet de désir. Objet de convoitise. Objet préféré. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi les objets m’attirent, mais j’ai toujours ressenti de l’émerveillement face à ses trésors que l’on déniche dans un grenier. Ecouter nos aïeux raconter leur histoire, tendrement, comme si elle datait d’hier et avec elle les précieux souvenirs qui lui sont attachés. Pour moi, chaque objet a une histoire faisant resurgir une réminiscence de souvenir, telle la madeleine de Proust. L’histoire de sa création. Sa conception puis sa fabrication par un artisan et souvent sa vente. Puis, sa place dans la maison, parfois oublié. Dès que l’on passe devant, on s’y attarde un peu et on se remémore qu’il nous a été offert …

Papeterie poétique - semainier les Manies de Marion

Les Manies de Marion, papeterie poétique inspirée du quotidien

Commencer une nouvelle page a tout d’un rituel presque sacré pour qui aime créer : une fois que l’on y aura glissé un peu de nous, elle ne sera plus jamais la même. Alors on attend, patiemment, parfois pendant longtemps, le bon moment, les bons mots… De temps en temps, on prend notre papeterie en mains, comme pour nous en imprégner avant de nous hasarder à y poser notre plume pour la première fois. On la saisit, pas à pleines mains, non ! Avec une infinie délicatesse, nos doigts caressent le grain du papier comme pour l’apprivoiser tandis que nos yeux se perdent dans les motifs qu’ils aiment tant. On pourrait, peut-être, se contenter d’écrire les mêmes mots sur un support numérique. Mais malgré ses qualités indéniables, jamais celui-ci ne pourra égaler le plaisir des sens qu’offre le papier, particulièrement quand il beau, utile et durable (comme chacun des objet du quotidien dont nous nous entourons). C’est le souhait de Marion qui nous propose sous le nom de « Les Manies de Marion » une papeterie poétique, bercée par …

Image de soi et déculpabilisation

Vie numérique : image de soi & déculpabilisation

De tout temps, la société a voué un véritable culte à l’apparence. L’apparence physique, bien sûr, mais pas que ! Pour nous intégrer, il semblerait que nous n’ayons d’autre choix que celui d’obéir aux standards que l’on nous impose, de la seule apparence physique à la profession en passant par notre manière de nous habiller… Et ce culte de l’apparence semble aujourd’hui à son paroxysme avec la démocratisation d’Internet ! Prenons l’exemple des réseaux sociaux : initialement conçus pour créer du lien, ils ont depuis été complètement détournées de leurs objectifs premiers. Parfaits supports pour façonner notre propre image telle qu’on la souhaite, ils peuvent corrélativement entraîner un désagréable sentiment de culpabilisation. Si l’on ne peut pas toujours l’empêcher de s’insinuer en nous, on peut toutefois le maîtriser en s’adonnant aux joies de la déculpabilisation :

La Canopée, hébergement insolite en Bretagne

Vivre une nuit au sommet dans la Canopée

Parlez-vous la langue des arbres ? Moi non. Jusqu’à ces derniers jours, je n’avais aucune idée de ce qu’était la canopée, qui ne m’évoquait que la cabane où nous espérions passer un moment d’exception. Mais si ce nom n’est guère évocateur pour les profanes comme nous, il ne doit pourtant rien au hasard ! Son exposition est parfaite pour apprécier un lever de soleil d’une beauté sans pareil : sa terrasse exposée Est offre en effet une vue imprenable sur la vallée de Pratmeur, qu’elle surplombe de plus de 20 mètres. Ce qui nous amène à ses origines : initialement utilisée pour les seuls lieux tropicaux humides, la canopée désigne les arbres les plus hauts de la forêt. Bénéficiant des rayons du soleil et d’un contact direct avec l’atmosphère, ces arbres sont – entre autres qualités – réputés pour constituer un habitat de choix pour de nombreuses espèces. Et, le temps d’une nuit, la Canopée fut l’endroit parfait pour nous : ❝ 19h00 : Apprivoiser la Canopée ❞ Pendant des semaines, nous nous étions répété inlassablement ce nom sans même en connaître …

Aquarelle signée Rose Bonaventure, artiste de talent

Rose Bonaventure : « On ne naît pas avec le talent, il se suscite »

C’est un fait, nous ne naissons pas tous avec les mêmes cartes entre les mains. Quand certains ne connaîtront jamais le manque, d’autres doivent s’armer de patience et de courage pour façonner leur vie telle qu’ils la souhaitent. Stéphanie est de celles-ci. Si à l’aube de ses vingt ans la vie semblait s’obstiner à contrecarrer ses projets, elle a depuis réussi à trouver un juste équilibre entre travail conventionnel et vie d’artiste avec un grand A : calligraphie, céramique, dessin, papier… Avec talent, Stéphanie semble jouer avec les matières pour nous proposer sous le nom de Rose Bonaventure de délicates créations chargées d’âme et d’histoire, son histoire :

faire régner l'ordre chez soi : quelques astuces

Minimalisme : l’art de faire régner l’ordre en maître

Non, ne partez pas ! Moi non plus, je n’aime pas les titres riches en promesses parfois non tenues… Et je les aime d’autant moins quand ils touchent au minimalisme : loin de n’être qu’une simple conception de l’intérieur rêvé, c’est une réelle philosophie de vie. Faire du tri chez soi n’aurait aucun sens si l’on ne saisissait pas cette occasion pour s’apprendre ! Sans ce cheminement personnel, il me paraît (quasi) impossible de faire régner l’ordre durablement chez soi… Malgré tout, je souhaitais vous partager les quelques gestes qui se sont instaurés assez naturellement au fil du temps pour enfin caresser du bout des doigts l’intérieur minimaliste dont je rêve. Oh, ce ne sont que quelques idées posées sur le papier, comme pour les entériner. Ni follement originales, ni particulièrement miraculeuses, elles s’avèrent toutefois rudement efficaces me concernant :

Pourquoi préférer être semeuse plutôt qu'influenceuse

Je préfère être « semeuse » plutôt qu’influenceuse

Certaines en rêvent, d’autres le revendiquent, d’autres encore le deviennent sans l’avoir vraiment voulu… S’il est un terme qui semble être sur toutes les bouches ces derniers temps, c’est bien celui d’ « influenceuse ». Pour faire simple, c’est une personne dont l’audience sur les réseaux sociaux laisse supposer qu’elle peut influer favorablement sur le comportement de ses abonnés en faveur d’une marque ou de l’un de ses produits. L’expansion de ce « marketing d’influence », désormais monnaie courante chez certaines marques présentes sur le Web, suscite nécessairement une réflexion sur notre propre pratique du blogging… Pour ma part, à sa connotation mercantile, je préfère celle, moins orientée, de « semeuse » :

Infusions Born to be wild, paysanne-cueilleuse

Born to Be Wild : Uyen réinvente le métier de paysanne-cueilleuse

A 18 ans, on est jeune, souvent trop jeune pour être sûr(e) de l’impulsion que l’on souhaite donner à notre vie. Beaucoup d’entre n’ont eu l’occasion de toucher le libre arbitre que du bout des doigts et sont tentés de planifier leur avenir de manière à ce qu’il colle parfaitement à l’imaginaire collectif (longues études, perspectives d’un métier reconnu…). Pourtant, aucun chemin n’est tout tracé ! Une meilleure connaissance de soi, un désir d’épanouissement dans sa vie personnelle sont autant de raisons qui poussent à reconsidérer ces choix professionnels. Uyen en est l’exemple parfait : désireuse de porter avec son époux viticulteur un projet de vie à deux, elle a quitté son poste de juriste pour devenir paysanne-cueilleuse en plantes aromatiques et médicinales. Un bien joli nom pour celle qui souhaite nous redonner « le plaisir simple du goût de la nature » avec Born to be wild :

pochette Kahobas sérigraphie textile

Kahobas, sérigraphie textile inspirée d’ailleurs

Désir d’évasion, soif de découvertes ou envie de se rendre utile… Quelles que soient les raisons qui nous poussent à partir, on en revient toujours grandi(e), d’une manière ou d’une autre. Souvent, de retour sur nos terres d’origine, ces voyages ne deviennent plus que des souvenirs à chérir. De ceux que l’on garde précieusement en nous et qui mettent du baume au cœur quand le quotidien se fait trop terne. Mais parfois, ce qui devait n’être qu’une simple escapade nous impacte si profondément qu’on se surprend à vouloir retenir ces souvenirs de la main pour que jamais ils ne s’estompent… C’est ainsi que naissent de fabuleuses marques mêlant savoir-faire d’ici et inspirations d’ailleurs, comme l’atelier de sérigraphie textile Kahobas :

réseaux sociaux

Réseaux sociaux : aurions-nous donc perdu la tête ?

En début d’année, Ophélie (Antigone XXI) puis Annabelle (Mademoiselle Coccinelle) – pour ne citer qu’elles – déploraient, l’une pour la dépendance qu’ils induisent, l’autre pour leurs effets sur son estime de soi et ses humeurs, l’impact des réseaux sociaux sur elles. Une lassitude qui semble se généraliser :