Year: 2019

Olivia Zeitline, écrivaine, se laisse guider par son intuition

Olivia Zeitline : “Mon intuition m’a toujours guidée”

Entendez-vous cette petite voix ? Ce fragile bruissement, presque imperceptible, qui ne demande qu’à grandir en nous. Un bruissement que parfois nous étouffons avec force tant ce qu’il nous murmure nous paraît improbable, tant il semble aller à l’encontre de nos propres croyances… Un bruissement qui pourtant nous offre de laisser de côté les attentes sociétales, familiales (…) auxquelles nous pensons devoir répondre, pour porter notre attention seulement sur nos propres attentes envers nous-mêmes ; pour remettre en perspective ce qui est juste pour nous. C’est ainsi que d’autres fois, nous laissons ces mots se déposer en nous pour ensuite mieux nous en saisir car, sans pouvoir nous l’expliquer, nous en percevons la justesse. L’entendez-vous, cette petite voix nous soufflant doucement “Et si…” ? Et si nous oubliions, le temps d’un instant, tout ce que nous pensions savoir pour nous laisser, simplement, guider par celle que l’on appelle notre intuition ? Les premières fois, on se sent tel un équilibriste sur un fil, oscillant entre le plaisir de nous être abandonné à nous-mêmes et la …

Olivia Zeitline, écrivaine, se livre sur l'appel des mots

Olivia Zeitline, l’irrésistible appel des mots

La matière. Elle est tangible pour les papetiers, céramistes, ébénistes et autres artisans d’Art. Mais quelle est-elle pour un écrivain ? Serait-ce le papier que l’on palpe avec tendresse avant d’y déposer quelques mots tout droit venus de notre âme ? Ou peut-être que la matière, la vraie, la brute, ce sont les mots. Parfois, un seul mot, glissé sur le papier, jeté à la volée, a le pouvoir de changer notre vie. Il y a des mots qui figent et des mots qui brisent. Ceux qui laissent derrière eux une nuée de regrets ou une traînée d’amertume. Ceux dont on ne sort pas indemne, nous infligeant une blessure que l’on passera peut-être toute notre vie à panser, sans jamais oublier. Et, à côté de ces mots durs, il y a les mots doux, comme « amoureusementremêlés ». Les confidences murmurées à une oreille bienveillante. Celles, intimes mais pourtant partagées avec courage, de femmes inspirantes. Les mots qui nous font esquisser un sourire ; ceux qui font naître l’émotion, résonnant en nous si forts qu’ils nous font …

Wend-Kuuni, créatrice de Maison Dassam

Wend-Kuuni, Maison Dassam : “Mon métissage m’a offert de m’ouvrir au Monde”

Un don de Dieu. C’est ainsi que peut être accueilli un petit être qui a été profondément désiré par ses parents. Parfois, l’attente est longue, trop longue, si bien que devenir parent s’apparente à un chemin semé d’embûches, nous faisant osciller entre espérance fragile et désespoir le plus profond. Cette attente qui s’éternise rythme alors nos journées et nos nuits, nous offrant de repousser les limites du possible, de chercher en nous une force et un courage dont on se croyait incapables. C’est ainsi qu’il y a 30 ans, un homme et une femme, éperdument amoureux, ont quitté leur Burkina Faso natal pour la France, où ils espéraient que la médecine leur permette d’enfin porter, donner la vie. Et il en faut du courage pour laisser derrière soi famille, amis, toit, travail et stabilité… Mais ce risque, ils étaient prêts à le prendre et jamais ils ne l’ont regretté : quelques années plus tard, ils tenaient enfin dans leurs bras Wend-Kuuni (littéralement, “don de Dieu” en Moorée, langue du Burkina Faso). Une petite fille désirée et aimée à qui ils ont offert un inestimable cadeau : le métissage culturel, qui l’a bercée depuis sa plus tendre enfance, faisant d’elle une jeune femme ouverte d’esprit. Aujourd’hui, en nous ouvrant “une fenêtre sur l’Afrique” via sa marque Maison Dassam, Wend-Kuuni rend à son tour hommage avec beaucoup d’amour à ses aïeux, à ses racines :

Lyto, bijoux lithothérapie

Lyto, quand lithothérapie & bijoux s’entremêlent

“Je veux à l’advenir que cefte pierre fine, nourrissant dedans foy ma colère divine, tante de ma couleur, engarde fon porteur de jamais s’enyvrer de ma douce liqueur” (Rémy Belleau, 1576). Des érudits romains aux poètes de la Pléïade, ses chatoyants reflets semblables au lie de vin ont inspiré les mythes et légendes associés à Bacchus. Mais si du vin aimé, elle tire ses couleurs, loin d’une divine ivresse, elle n’offre que douceur. L’améthyste et ses  mille et un reflets violets, pierre d’apaisement, pierre d’équilibre. Précieuse pour certains, simple caillou pour d’autres, l’améthyste a ouvert à Maud un monde de possibles. Cette pierre qui aurait pu n’être qu’un simple présent parmi tant d’autres a en effet insufflé en elle l’amour des gemmes… Jusqu’à en faire son métier. C’est ainsi qu’est née sa marque de bijoux Lyto, parfait mariage des bienfaits des pierres et du raffinement de parures intemporelles : Ma première pierre m’a été offerte à mes 18 ans. C’était une améthyste à chevrons, polie comme un galet lisse. Je l’ai reçue tel un précieux …

Teinture Sauvage, pelote laine teinture végétale

Teinture Sauvage, l’alchimie entre la femme et les plantes

Au hasard de ses balades, elle se penche pour recueillir avec soin quelques-unes des plantes qui foisonnent autour d’elle. De retour au couvent, elle observe et relate méticuleusement les effets de chacune d’elles sur le corps, l’âme et l’esprit, qui pour elle ne peuvent être dissociés. Nous sommes au XIIe siècle et Hildegarde de Bingen n’a de cesse que de partager l’immense savoir acquis au fil des années qui s’égrènent. Érudite mais humble, libre de tous préjugés, elle se distingue aussi bien par son dévouement à la vie spirituelle que par ses qualités de femme médecine. De la lavande, elle dit qu’elle calme le corps et l’esprit, tandis que l’aigremoine est encore aujourd’hui réputée soulager les maux d’estomac. Bases de la médecine médiévale, ces plantes appelées plantes utiles, aromatiques, médicinales ou encore simples, ont depuis été reléguées au second plan. Pourtant, créer du sens ne passe-t-il pas aussi par le fait de renouer avec le(s) simple(s) ? S’ouvrir à elles, c’est leur découvrir des vertus médicinales mais aussi tinctoriales. C’est renouer avec des savoir-faire ancestraux respectueux …

Le chemin de vie de Caroline, Fleurs Sauvages

Fleurs Sauvages : écouter le murmure de son coeur et suivre son chemin de vie

Trop souvent, nous ne l’écoutons pas. Parfois même, à force de nous obstiner, nous finissons par ne plus entendre qu’un filet de voix inaudible. Pourtant, jamais elle ne nous abandonne, notre petite voix intérieure, celle qui n’a d’autre vocation que de nous aider à faire ce qui est juste pour nous. Parfois, souvent peut-être, elle nous suggère de suivre un chemin de vie qui nous paraît inimaginable tant il s’écarte des attentes que notre environnement familial, sociétal, semble nourrir envers nous. Mais n’avez-vous jamais remarqué comme la vie peut sembler s’obstiner à nous mettre des bâtons dans les roues quand nous ne prêtons pas l’oreille à son doux murmure ? Traverser une épreuve n’est jamais évident, pourtant chacune d’elles est riche en enseignements, nous offrant de prêter attention au murmure de notre coeur. Celui-là même qui, de sa douce voix, nous aidera à rectifier nos pas pour revenir sur le chemin de vie qui est le nôtre. Caroline, créatrice de Fleurs Sauvages, a connu dès l’enfance un chemin semé d’embûches, dont elle a su tirer …

Aigle ciel bleu

Caroline, d’enfant sauvage à femme médecine

En chaque adulte, sommeille un enfant plus ou moins meurtri. D’aucuns se remémorent malgré tout avec nostalgie le doux temps de l’insouciance. Chez d’autres, ces souvenirs ne ravivent ni étincelles dans les yeux, ni ivresse du coeur, seulement une sourde douleur. Enfant sauvage, confrontée trop jeune à une dure réalité, Caroline, créatrice de Fleurs Sauvages, était de ceux-ci. Et si très tôt elle a compris qu’elle n’appartenait pas tout à fait à ce Monde, elle a su apprivoiser avec patience le don de femme médecine qui lui a été offert. Car sur ce chemin, elle n’était pas seule : la compagnie de son grand-père et des animaux qu’elle aimait tant lui offrait chaque jour cette étincelle de vie dont chaque petite fille a besoin pour grandir. C’est ainsi que d’enfant sauvage, elle est devenue adulte épanouie, entourée de cette bienveillance qu’aucun autre être humain ne lui dédiait alors : Depuis très petite, je me sens proche des animaux. Je me plaisais à m’imaginer en chat ou en loup, je mimais leurs manières, leurs chants… Mon …

Jeune fille nature

Et si deux mains élevaient mon âme…

Aux origines de “Et si deux mains”, il y a deux ans, ce désir profond d’honorer les mains qui créent, grandes oubliées d’une société où tout semble à portée… Et qu’elles sont belles nos mains, virevoltant dans de somptueuses arabesques ! Délicate valse se muant en tango torturé quand elles s’agitent et se tordent sous l’effet du désespoir. Qu’elles nous sont précieuses, nos mains ! Et pourtant, qu’il est aisé de les oublier, ces mains, jouets de nos premiers âges… Délaissées, elles deviennent sèches, rugueuses, parfois même douloureuses, nous forçant à nous rappeler à quel point elles nous sont essentielles. Nos mains. Tantôt fragiles et gracieuses, tantôt fortes et robustes, mais toujours, toujours, si promptes à éveiller en nous le plaisir du toucher. Un sens si naturel, si spontané  que l’on finit par ne plus y prêter attention. Nos mains. Elles ne se contentent pas de toucher, non, ce sont elles aussi qui nous permettent de nous emparer d’un objet, le tourner et le retourner, en connaître la texture et la température… De ressentir. La …

Atelier Cléo, relieur doreur

Atelier Cléo revisite le métier de relieur doreur

Tout ne s’apprend pas dans les livres : chaque rencontre, chaque événement qui nous sont donnés de vivre contribuent à  façonner celle ou celui que nous sommes. Un simple mot saisi à la volée, que l’on se murmure avec douceur, dont l’on s’imprègne avec délice… Résonne parfois bien plus profondément en nous que ne l’aurait fait un livre entier. Ce dernier est pourtant depuis la nuit des temps un parfait support pour “rendre tangibles” des idées, une histoire. Celui qui y écrit espère, en matérialisant sa pensée, la voir perpétuée encore et encore. Celui qui le tient entre ses mains, lui, y voit un précieux trésor. La promesse de toucher du bout des doigts le savoir, une main tendue pour ouvrir son imaginaire, l’espoir d’une réponse aux questions qu’il se pose tout bas, sans oser les formuler… Une fois ce trésor inestimable entre ses mains, il le palpe, l’étreint, feuillette peut-être même quelques pages comme pour s’en imprégner avant d’enfin s’abandonner au plaisir de la lecture. Messagers du temps qui passe, les livres portent en …

Maison Dassam, cosmétiques issus du savoir-faire burkinabé

Maison Dassam, hommage à la richesse du savoir-faire burkinabé

Un peuple qui ne connaît pas son passé, ses origines et sa culture ressemble à un arbre sans racines ❞  (Marcus Garvey). Ancrées dans les mémoires, collectives et individuelles, nos racines nous sont essentielles pour être. Les connaître, c’est non seulement pouvoir espérer ne pas reproduire les erreurs passées mais aussi se voir offrir la chance de perpétuer des traditions transmises de générations en générations avant nous. De tenir entre nos mains de précieux savoirs et savoir-faire qui, sans attention de notre part, sont voués à disparaître. Et, à l’heure où le champ des possibles semble s’étendre au-delà des frontières, de s’ouvrir avec humilité à ce que d’autres peuples ont à nous apprendre. Désireuse de promouvoir la richesse du savoir-faire burkinabé, Wend-Kuuni nous offre une bribe d’histoire, un nouveau regard sur ce pays qu’elle chérit via les soins et textiles estampillés Maison Dassam : ❝ Produisons ce dont nous avons besoin, consommons ce que nous produisons. ❞ Si ces quelques mots n’ont jamais semblé aussi actuels, ils ont pourtant été prononcés par Thomas Sankara dans les années …