(SE) CULTIVER, GRAINE DE SAISON

Dis-moi ton objet préféré, je te dirai qui tu es

Mon objet préféré, bougie Note Suave

Objet : « chose inerte, sans pensée, sans volonté et sans droits, par rapport à l’être humain ». A la lecture de cette définition donnée par le prestigieux dictionnaire Larousse, que les objets peuvent sembler froids et impersonnels… Pourtant, ne sont-ils pas pour beaucoup d’entre nous l’âme de nos maisons ? C’est le regard que porte sur eux Caroline, créatrice de Maison Crème :❝ Objet de désir. Objet de convoitise. Objet préféré. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi les objets m’attirent, mais j’ai toujours ressenti de l’émerveillement face à ses trésors que l’on déniche dans un grenier. Ecouter nos aïeux raconter leur histoire, tendrement, comme si elle datait d’hier et avec elle les précieux souvenirs qui lui sont attachés. Pour moi, chaque objet a une histoire faisant resurgir une réminiscence de souvenir, telle la madeleine de Proust.

L’histoire de sa création. Sa conception puis sa fabrication par un artisan et souvent sa vente. Puis, sa place dans la maison, parfois oublié. Dès que l’on passe devant, on s’y attarde un peu et on se remémore qu’il nous a été offert par un proche ou bien qu’il a été difficile à acquérir, qu’il est tombé maintes fois mais qu’on l’a recollé, trimballé à travers nos nombreux déménagements, dépoussiéré souvent et aimé tout le temps.Il n’est pas forcément utile en tant que tel mais il est utile à notre bien-être. Il a la valeur de son histoire. Mon objet fétiche.❞ Passionnée par les objets qui l’entourent, elle s’invite dans nos intérieurs avec le questionnement suivant : si nous ne devions retenir qu’un seul objet, notre objet préféré, quel serait-il ?

Déterminer son objet préféré : un choix plus ardu qu’il n’ y parait

Quand Caroline m’a proposé de recueillir mon témoignage sur le sujet, j’ai d’abord souri tant cette question me paraissait simple. Il y a quelques années, je n’aurais pas hésité une seconde, je lui aurais répondu avec aplomb tel ou tel objet préféré. Et si elle était revenue vers moi quelques semaines après avec cette même question, il est fort probable que je lui aurais donné sans ciller le nom d’un autre objet préféré. Au fil de ma vie, mes préférences sont allées d’un objet à un autre et ainsi de suite.

Un billet doux, quelques souvenirs immortalisés, un bijou… Devenaient, le temps d’un instant, le bien le plus précieux. Mais, inlassablement, cet objet était relégué au second plan par un autre et encore un autre au gré de mes belles rencontres et envies du moment. Alors oui, quand Caroline m’a posé cette question, j’ai d’abord souri.

Et puis… Et puis, le néant. Je me suis vue incapable de donner à Caroline un nom d’objet préféré sans devoir y réfléchir. J’ai passé en revue les objets que je possède, sans qu’un seul ne se distingue, vraiment. Pour finir par esquisser un deuxième sourire à l’idée qu’enfin, ce cheminement vers le minimalisme vers lequel je m’orientais se reflète dans le regard que je porte aux objets.

Ces derniers temps, je me suis longuement interrogée sur la place qu’occupent les objets dans ma vie. J’ai même éprouvé un soupçon de culpabilité en tentant de définir le rapport que j’entretiens avec eux.

Mon objet préféré, bougie Note Suave

Peut-on véritablement prétendre cheminer doucement vers le minimalisme alors même qu’on est passionné(e) de décoration ?

Ce serait mentir que de dire que je n’accorde aucune importance aux objets dont je me suis entourée / que j’ai conservés au fil de mon grand tri.

Certains, véritables objets du quotidien, me sont utiles (presque) tous les jours. Les autres, eux, sont utiles à mon bien-être, que ce soit pour leur esthétisme pur ou pour leur valeur affective. Mais une chose est sûre, quelle que soit la raison pour laquelle je m’en suis entourée / je les ai conservés, j’aime chacun d’eux. Et c’est précisément ce sentiment qui m’a fait douter de mon implication : le minimalisme, n’est-ce pas justement se détacher des possessions matérielles pour revenir à l’essentiel ? En d’autres termes, être plutôt qu’avoir ?

Mais alors, pourquoi les intérieurs minimalistes que l’on voit sur la Toile ou dans les magazines sont-ils de véritables exemples d’épure dans l’Art ? Désireuse de trouver des réponses, je me suis tournée vers cette notion d’ « essentiel » à laquelle renvoie le minimalisme. Je vous expliquais en fin d’année dernière pourquoi la décoration m’était essentielle. Aujourd’hui, si cette affirmation est toujours vraie, elle est à nuancer : mon cheminement minimaliste a fait évoluer ma perception de la décoration et surtout, celle-ci ne m’est à ce jour essentielle que parce que je peux me le permettre.

Prendre plaisir à Avoir sans oublier que l’essentiel réside dans l’Etre

Bien que je ne boude pas mon plaisir à m’être entourée / avoir conservé des objets que je juge beaux, utiles et durables, je leur ai redonné au fil du temps la place qui est la leur : ce ne sont que des objets, qui jamais ne remplaceront les moments. Et si chacun d’eux m’apporte du plaisir au quotidien, vivre sans n’empêcherait pas mon bonheur. Le minimalisme ne repose-t-il pas, finalement, sur l’idée de savoir apprécier chacune de nos possessions tout en étant capable de nous en détacher ? Prendre plaisir à avoir sans oublier que l’essentiel réside dans l’être.

Et c’est cette forme de détachement dans mon rapport aux objets qui a rendu le choix d’un seul difficile : comment pourrais-je n’en retenir qu’un seul alors que je les aime tous pour ce qu’ils sont, de simples objets ? Mais puisqu’il ne fallait en retenir qu’un, mon choix s’est vite porté sur un objet possédant les qualités requises pour être mon objet préféré, s’il en était un :

Mon objet préféré, bougie Note Suave

Un objet beau, utile et durable :

Le design. C’est ce que l’on voit au premier regard quand nos yeux se portent sur un objet. Pour ma part, j’affectionne les tons monochromes, de préférence doux et les formes simples. L’épure dans l’Art. Le design de cette bougie signée Note Suave ne pouvait donc que m’appeler : sa blancheur immaculée lui donne un aspect épuré, quand ses courbes rondes lui confèrent de la douceur. Au-delà de son esthétisme pur, auquel je suis sensible, j’apprécie son aspect utile. Peut-être pas en tant qu’objet du quotidien à proprement parler, puisque dans l’absolu, les bougies ne sont pas indispensables à la vie de tous les jours… Pour autant, elles n’ont pas leur pareil pour apporter du bien-être !

Éteintes, elles apportent une touche chaleureuse à tout intérieur, été comme hiver. Allumées, elles deviennent invitation à prendre le temps. A se laisser bercer par le crépitement de la mèche en bois. Notre regard se perd dans les ombres créés au gré des ondulations de la flamme vacillante, tantôt fragile, tantôt forte. Ou peut-être nos yeux se ferment-ils et nous laissons-nous simplement porter par ses senteurs, faisant remonter  en nous, qui sait, des sentiments enfouis… Car, comme se plaît à le dire Marine, créatrice de Note Suave,

le parfum n’a-t-il pas « le pouvoir extraordinaire de raviver un souvenir que l’on croyait perdu depuis longtemps ❞ (Jean-Paul Guerlain) ?

C’est en tout cas ce que j’ai ressenti chaque fois que j’ai utilisé cette bougie, perpétuant l’histoire à laquelle elle nous invite. J’ai d’abord pris plaisir à l’allumer tous les soirs ou presque lors de ces longues soirées d’automne, sans m’attacher à ce qu’elle accompagne des moments particuliers, vécus comme presque sacrés. En me contentant, simplement, de cueillir l’instant.

Aujourd’hui, elle est une terre d’accueil parfaite pour une décoration de saison, faite d’un unique cierge et de quelques pommes de pin glanées au fil de mes balades automnales. Et demain ? Demain, peut-être se fera-t-elle tasse pour breuvages chauds bienfaisants ou encore pot pour plante à cultiver avec amour… La seule chose qui est sûre, c’est que son design en fait un objet évolutif, propice à suivre mes envies et besoins du moment (et donc, durable). Il ne tient qu’à chacun(e) de nous de continuer d’en façonner l’histoire… Une histoire qui a commencé avant même que cette bougie n’arrive entre mes mains :

Mon objet préféré, bougie Note Suave

… Et surtout, un objet porteur d’histoire

Oui, je suis de celles qui considèrent que chacune de nos possessions est porteuse d’une histoire, plus ou moins longue, plus ou moins heureuse. En l’occurrence, c’est l’histoire d’un objet fait main dans un atelier niché au cœur de l’Aveyron. Un objet qui, avant d’en être un, a été pensé par sa créatrice dans les moindres détails pour être tel qu’elle le rêvait. Un objet qui, pour prendre vie, a nécessité l’union de deux savoir-faire complémentaires : le travail de bougiste et celui de céramiste. Et surtout, un objet né du désir de sa créatrice de « sublimer le simplement beau ». En témoignent ses senteurs délicates, à la présence discrète et son design épuré à souhait.

A elle seule, cette bougie reflète ce que l’artisanat de demain a de meilleur à nous apporter : des objets design et respectueux de l’homme et de l’environnement. Une main tendue pour nous inviter à perpétuer l’histoire que l’artisan(e) a commencé à écrire, avec toute son âme, sa passion et son savoir-faire. Et, en l’occurrence, l’histoire de cette bougie a une saveur particulière à mes yeux (c’est pourquoi mon choix s’est porté sur elle), car c’est l’histoire que Marine, créatrice de Note Suave et moi-même continuons d’écrire chaque jour main dans la main.

C’est ainsi que ce qui ne devait être à l’origine qu’une simple interview, une de mes premières, est devenu un lien qui se tisse au fil du temps avec Marine, au gré de nos échanges et collaborations… C’est d’ailleurs à elle que l’on doit le design de « Et si deux mains » et jamais je ne la remercierai assez d’avoir donné à mes écrits l’enveloppe que je n’osais leur rêver.

Et vous, quel est l’objet votre objet préféré (et surtout, pourquoi) ?

Inspiré(e) par mon objet préféré ? N’hésitez pas à contacter Caroline via Instagram pour témoigner à votre tour et / ou à semer ces graines de pensées sur Pinterest :

Mon objet préféré, bougie Note Suave upcyclée

Crédit photo : Et si deux mains

1 Comment

  1. Cécile says

    Très bel article !
    Nos modes de pensée sont très proches à ce sujet. Je suis incapable de dire quel est mon objet préféré à l’heure actuelle. Même si je dirais que cela se rapprocherait plus du crayon qui me permet de laisser libre court à ma créativité. Ou un ustensile de cuisine… Pour les même raisons…

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