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Je préfère être « semeuse » plutôt qu’influenceuse

Pourquoi préférer être semeuse plutôt qu'influenceuse

Certaines en rêvent, d’autres le revendiquent, d’autres encore le deviennent sans l’avoir vraiment voulu… S’il est un terme qui semble être sur toutes les bouches ces derniers temps, c’est bien celui d’ « influenceuse ». Pour faire simple, c’est une personne dont l’audience sur les réseaux sociaux laisse supposer qu’elle peut influer favorablement sur le comportement de ses abonnés en faveur d’une marque ou de l’un de ses produits. L’expansion de ce « marketing d’influence », désormais monnaie courante chez certaines marques présentes sur le Web, suscite nécessairement une réflexion sur notre propre pratique du blogging… Pour ma part, à sa connotation mercantile, je préfère celle, moins orientée, de « semeuse » :

Etre influenceuse, est-ce mal ?

Que les choses soient claires, je ne jette pas la pierre à celles qui se rêvent en influenceuses ou qui le sont devenues. Nous avons toutes des aspirations différentes et c’est ce qui fait notre richesse !

J’estime qu’il n’y a aucun mal, quand on a fourni un travail considérable, d’en souhaiter et d’en obtenir une contrepartie. Et j’entends tout à fait l’argument consistant à dire que mentionner à sa demande une marque, sur son blog ou les réseaux sociaux, justifie une contrepartie financière.

Plus encore, je trouve cet argument pleinement justifié quand on met en avant des marques qui ont les moyens financiers de s’offrir des campagnes publicitaires dignes des plus grands et qui recourent au marketing d’influence en s’appuyant sur la notoriété d’une blogueuse pour générer des ventes. Pourquoi diable celle-ci devrait-elle donner de son temps sans rien recevoir en retour ?

Pour cette raison, endosser ce rôle d’influenceuse me paraît un choix personnel et respectable, à condition toutefois d’agir dans les règles de l’art en adoptant une pratique transparente (l’article L121-1 II du Code de la consommation oblige à faire mention explicite du partenariat) et respectueuse des limites que l’on s’est fixées (en termes de ligne éditoriale, d’éthique…).

Toutefois, et bien que la question ne se pose pas, je ne me reconnais pas dans cette démarche.

Pourquoi préférer être semeuse plutôt qu'influenceuse

(Aparté)

Toutes les marques ne rémunèrent pas les blogueuses : malgré l’ampleur du travail requis (oui, travail !), beaucoup leur offrent des produits à tester afin qu’elles en parlent d’une manière ou d’une autre. Ce qui s’entend bien sûr dans le cas de marques qui n’en sont qu’à leurs balbutiements, mais qui semble plus difficilement acceptable venant de celles disposant de moyens financiers bien plus gros. N’étant pas dans cette situation, je ne suis pas la mieux placée pour aborder ce sujet qui fâche, d’autres blogueuses émérites le feraient bien mieux que moi ! Sachez toutefois que cela existe et que derrière les apparences se cache une réalité moins idyllique (cette remarque vaut également pour les blogueuses rémunérées, puisque c’est un travail, comportant de fait des contraintes au même titre qu’un autre métier).

Pourquoi préférer être « semeuse » ?

Même si dans l’avenir ma communauté venait à grandir, l’idée de pouvoir être considérée un jour comme influenceuse me heurte. Et c’est d’ailleurs Hellocoton qui m’a porté le coup de grâce en renommant sa page dédiée « Les influenceuses ».

La première surprise passée, je me suis interrogée sur les raisons de ce changement, me demandant si j’avais toujours ma place sur cette plateforme. Toutes les blogueuses qui y sont présentes sont-elles vouées à être influenceuses, aujourd’hui ou demain ? Puis-je légitimement me prétendre influenceuse sous prétexte que je tiens un blog ? Et surtout, surtout, en ai-je envie ?

Ce n’est très probablement qu’une question de tendance… Toujours est-il que ce changement de terminologie, anodin pour certains, m’a poussée à approfondir la réflexion amorcée il y a quelques semaines et à mieux cerner pourquoi je n’ambitionne pas d’être considérée comme influenceuse, ni aujourd’hui, ni demain :

Par souci de légitimité

Il m’est arrivé à plusieurs reprises récemment que l’on me demande pourquoi je n’étais pas / ne souhaitais pas être rémunérée pour écrire sur « Et si deux mains ». J’avançais alors invariablement le même argument : « je ne me sens pas légitime à être rémunérée ».

Déjà, pour une question de portée, car bien que vous soyez presque 1 800 à m’entourer sur les réseaux sociaux (et je vous en remercie !) cela reste bien trop peu pour pouvoir prétendre avoir une quelconque influence.

Et, corrélativement, pour une question de résultat : comment pourrais-je assurer à une marque que le fait de me rémunérer pour parler d’elle susciterait ipso facto des ventes à son profit ?

Pourquoi préférer être semeuse plutôt qu'influenceuse

Par désir d’indépendance

A côté de cela, se pose aussi la question de ce désir d’indépendance qui m’est cher. A mon sens, et ce d’une manière générale, l’argent fausse les rapports humains. Pour cette raison, je ne pratique ni affiliation ni articles sponsorisés.

Je ne remets pas en question la sincérité des influenceuses, chacune écrit ou poste en son âme et conscience. Cependant, il me paraît difficile d’être entièrement objective quand des considérations pécuniaires entrent en jeu.

Et quoi qu’il en soit, je sais pertinemment que ce ne serait pas le cas me concernant. Si je ne conçois pas que l’on puisse astreindre les influenceuses à une obligation de résultat (qui est en mesure de quantifier le volume de ventes généré par un article ou un post ?), être rémunérée pour écrire induirait en moi le sentiment d’être soumise à une obligation de moyens.

Or, je n’ai nul besoin de recevoir une contrepartie financière pour valoriser une artisane ou créatrice dont la démarche me touche : je le fais avec la plume et le cœur. Si j’étais rémunérée pour ce faire, j’aurais l’impression d’y être obligée… Au risque de n’être sincère ni envers vous ni envers moi-même. Peut-on réellement faire part de l’intégralité de son ressenti, même négatif, quand on est rémunéré(e) pour écrire ? En tout cas, je n’en serais pas capable.

Pour répondre à ses propres attentes

Quand j’ai envisagé, il y a quelques années, de créer un blog, je me suis posée la question de sa potentielle monétisation. Ne dit-on pas que si l’on fait de ce que l’on aime son métier, on n’a plus jamais la sensation de travailler ?

A cette question qui m’a semblé depuis rester en suspens, la réponse était pourtant évidente dès les fondements d’ « Et si deux mains » : je n’ai pas conçu un blog monétisable.

De par ma pratique du blogging, déjà. Pour espérer tirer un revenu même modeste de son blog, il faut y consacrer un temps et une énergie considérables, sur la durée, comme on le ferait avec un travail traditionnel. Et si dans les faits, je consacre la majeure partie de mon temps libre à « Et si deux mains », je suis attachée à l’idée de bloguer par plaisir et au rythme dans lequel je trouve mon équilibre, sans m’imposer d’autre contrainte que celle de faire de mon mieux pour chaque article.

De par ma ligne éditoriale, ensuite. J’ai à cœur de promouvoir des entrepreneuses créatives porteuses de valeurs qui sont encore (trop) peu visibles et qui justement ne peuvent s’offrir des campagnes marketing époustouflantes par manque de budget. Prendre ma plume pour elles est ma manière de leur donner un coup de pouce, si modeste soit-il !

Pourquoi préférer être semeuse plutôt qu'influenceuse

L’exception qui confirme la règle

Comme souvent un article seul me semble bien peu, je suis heureuse d’être ambassadrice des trois belles marques GreenMa, Mademoiselle Saint Germain et Note Suave . Dans ce cadre, c’est un immense plaisir de tisser avec elles des liens privilégiés et de hisser ensemble vers le haut nos valeurs communes…

Cette approche me semble en totale incohérence avec le fait d’être rémunérée pour écrire, que ce soit le temps d’un article ou à l’occasion d’une collaboration vouée à perdurer. Ce qui m’amène à la dernière raison – probablement celle qui m’est la plus importante – pour laquelle je ne me rêve pas en influenceuse : ce que je désire, profondément, vous transmettre.

Et si demain on semait des idées ?

S’imaginer (ou non) en influenceuse appelle à s’interroger sur ce que l’on souhaite transmettre à sa communauté.

Depuis quelques semaines, c’est un questionnement qui me hante : la perception que vous avez d’ « Et si deux mains », ici ou sur les réseaux sociaux, reflète-t-elle ce que je souhaite vous transmettre ? Et donc, qu’ai-je envie, profondément, de transmettre ?

Peut-être serez-vous surpris(e) que la réponse ne coule pas de source. Pourtant, qu’on le veuille ou non, notre blog est amené à évoluer au gré des perspectives qu’il nous offre, des rencontres qu’il nous permet… Et surtout de notre cheminement et nos envies.

« L’enfer est pavé de bonnes intentions »

En créant « Et si deux mains » j’étais (et suis toujours) persuadée que tout le monde ne s’arrêtera pas de consommer demain. Malgré toute notre bonne volonté en tant que consommateurs, malgré toutes les vertes initiatives qui fleurissent ici et là, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour prendre le contre-pied d’une société où la (sur)consommation est de rigueur…

Je souhaitais donc ouvrir la réflexion en mettant en avant des entrepreneuses créatives désireuses d’être actrices des changements qui s’imposent à nous. Pour cela, j’apprécie particulièrement les interviews, qui permettent de faire la part belle à l’humain trop souvent oublié au profit de la création.

Mais si l’intention première était de vous proposer une alternative à la consommation de masse, un question s’est imposée à moi ces derniers mois en parcourant vos – au demeurant adorables – commentaires sur les réseaux sociaux : mettre en avant de manière régulière des entrepreneuses créatives, même triées sur le volet, vous pousse-t-il à acheter des objets dont vous n’avez pas besoin ?

Car si consommer mieux est un premier pas vers un retour à l’essentiel, consommer moins en est un autre ! Une remise en question désagréable mais néanmoins constructive puisqu’elle m’a amenée à redéfinir les contours de ce que je souhaite vous transmettre et de la manière la plus appropriée pour ce faire.

Pourquoi préférer être semeuse plutôt qu'influenceuse

Et si deux mains semaient ?

Nul n’est à l’abri d’une erreur de jugement et il est possible que parfois je m’égare… Mais je sais que si cela devait m’arriver, vous et votre présence bienveillante seriez là pour me remettre dans le droit chemin !

Aujourd’hui, je souhaite semer mes idées, des idées vertes et parfois pas mûres. Contribuer à ma portée à semer les idées toujours plus vertes des artisanes et créatrices dont la démarche me touche.

Insuffler le vent du changement ou, plus raisonnablement, une brise, si infime soit-elle, en espérant qu’elle prenne de l’ampleur.

Aujourd’hui plus qu’hier, je suis convaincue que la beauté (du quotidien) réside dans la simplicité. Que regarder le Monde sous un nouveau jour permet de cheminer vers la sérénité.

Aujourd’hui, je préfère être semeuse plutôt qu’influenceuse, pour que demain ce qui ne sont encore que de simples battements d’ailes de papillon amènent à une société de bienveillance envers nous-même, les autres et notre Terre.

Crédit photo : Et si deux mains

10 Comments

  1. Maeva says

    Super intéressant cet article ! Effectivement, avec le même médium, les possibilités et les envies sont différentes. Je ne partage pas vraiment la même idée de l’argent que toi. Mes séances photo sont payantes mais je me réserve le droit d’accepter ou non si le projet me plaît ou pas. Je me fais plaisir avant tout 😉

    • Merci beaucoup Maeva, tout est dit 😉 ! Je rejoins, que dis-je, j’admire ta manière de procéder qui est courageuse, ce n’est pas toujours évident de dire non quand il y a des enjeux derrière ! On en revient encore, si je t’ai bien comprise, à cette idée de gagner moins d’argent pour vivre plus heureux / en adéquation avec ses valeurs :).

  2. Avant même de s’intéresser à la réalité qu’il recouvre, je trouve que le terme d’influenceur n’est pas très joli, en soi 😉 Il est en plus utilisé à toutes les sauces, jusqu’à en donner la nausée, je trouve. Après, on ne peut plus ignorer que nombre de personnalités internet, blogueurs, youtubers, instagramers, ont un rayonnement qui influence bel et bien leur audience et même au-delà. C’est à peine si on parle encore de fashion week pour suivre les tendances côté mode par exemple ! Quelque part on pourrait y voir une démocratisation, adios Le diable s’habille en Prada, mais en vrai, des influents en remplacent d’autres et les règles du jeu ne changent pas vraiment… Je crois que c’est cette logique pyramidale qui lasse. Elle est inhérente au système, pas que sur le net, mais on commence, je crois à voir ses limites, à aspirer à autre chose, l’envie d’écrire une autre histoire collective, à se raconter autre chose comme idéal de société (ce à quoi invite Cyril Dion). Comme une aspiration à regarder ensemble dans la même direction, main dans la main, et pas seuls, isolés, les yeux rivés vers ceux qui sont au sommet, ou plutôt qu’on met au sommet. Il ne s’agit pas de remettre en question la somme de travail investie qui mérite sa rétribution dans nombre de cas, surtout dans un monde où la consommation est reine, mais ça alimente de facto la société de consommation, comme tu le soulignes et reste à voir si c’est une histoire qu’on veut continuer d’écrire… Difficile cela dit de s’en extraire quand chaque outil à portée de main y contribue, de notre téléphone en passant par les réseaux sociaux, de plus en plus commerciaux (algorithmes, publicités…). On a vite fait d’être victime de nos propres contradictions. On peut bien sûr en faire un usage différent comme celui que tu revendiques. L’important c’est de s’y retrouver après tout, quel que soit notre choix. C’est le prolongement de nos modes de vie à bien y réfléchir. L’authenticité est peut-être alors le bon garde à fou, influencer parce qu’on fait une contribution, soit, pas influencer pour influencer, ce qui se ressent hélas de plus en plus (tant les rouages de la médiatisation sont désormais connus de tous et relativement faciles à utiliser). Influenceurs comme influencés, on est plus que jamais soumis à cette médiatisation, mais on est aussi suffisamment avertis pour être vigilants et choisir ce à quoi on accepte de s’exposer et / ou de contribuer. Ce qui fatigue peut-être et que je crois deviner derrière ton texte, c’est qu’au final on sent bien qu’on n’est pas tout à fait maîtres de la situation, que les enjeux nous dépassent parfois et que d’autres que nous ont le dernier mot (celui qui dicte les algorithmes, celui qui arbitre le référencement…). Impossible d’être totalement libre et ça, ça ne convient pas à tous les esprits 🙂

  3. Dans un autre registre, je pensais à ça pour ton blog, tes articles sur des créatrices sont avant tout des portraits inspirants et font certes une galerie d’objets mais auxquels on peut penser pour une attention, un cadeau, pour les autres ou même pour soi, et ça c’est très sain à semer comme idées 😉 On ne consomme pas, je trouve, ce que tu présentes d’une façon « fast » et déraisonnée 🙂 Rien à craindre de ce côté. Belle journée !

    • Avec beaucoup de retard, merci beaucoup Isabella ! Je suis heureuse que mon désir de présenter des portraits de femmes inspirantes plutôt que leurs créations en elles-mêmes, de proposer un autre regard sur la consommation, soit bien compris :). Belle journée !

  4. Très joli ton article Marion et tellement bien exprimé. Il est vrai que ce terme d’influenceuse est assez moche. Je pense qu’avec un blog il faut savoir faire la part des choses, l’essentiel est d’être sincère, mais le problème c’est que cette sincérité manque de plus en plus, et on est matraqués par certains produits « miraculeux ». Ton blog est une découverte de chouettes marques et créateurs, je ne pense pas qu’il pousse à la consommation ni surconsommation mais à « promouvoir » un artisanat qui malheureusement est encore bien souvent ignoré. Belle journée

    • Merci beaucoup Floriane 🙂 ! je te rejoins, l’essentiel est d’être sincère même s’il est parfois difficile de ne pas se perdre malgré toute notre bonne volonté, entouré(e)s de tant d’odes à la consommation. Si on parvient à rester sincère, envers soi-même avant tout, pour pouvoir l’être envers nos lecteurs, on s’enrichit pourtant tellement intérieurement ! Belle journée !

  5. J’aime beaucoup ton article Marion qui résume de façon claire et précise ta façon de penser, en plus d’avoir une plume formidable 😉
    Je me sens concernée par le sujet du fait d’être moi-même (un petit peu) « influente », et influencée. Pour moi, le but d’être influente est de pouvoir montrer un exemple que j’estime être positif au plus grand nombre. Le point positif des influenceuses est d’être capable de toucher une grande partie de la population, mais peut-être de façon trop éphémère. Ce que j’aime beaucoup lorsque tu parles d’une « semeuse » est justement d’instaurer durablement des idées dans l’esprit des gens, que je trouve, in fine, beaucoup plus efficace sur le long terme. Je reste convaincue que les micro-blogueuses, sincères et transparentes, ont le pouvoir de devenir très influentes si elles restent fidèles à leurs idées !

    • Oh, c’est adorable, merci Lucy ! Je pensais à la connotation mercantile à laquelle renvoie le terme « influenceuse » mais je comprends ton point de vue, si tu considères l’influence prise globalement. En ce sens je te rejoins, oui, nous avons nécessairement un impact, plus ou moins grand, sur nos lecteurs et notre communauté. Reste à savoir celui que nous souhaitons avoir : éphémère car lié à la consommation ou durable en partageant une philosophie de vie, des idées qui feront peut-être écho en nos lecteurs :).

  6. Merci pour ce bel article qui clarifie la situation. J’y suis sensible, car je blogue aussi, mais surtout pour montrer mon travail. De temps à autre j’écris un article sur un créateur dont j’apprécie le travail. J’aime aussi partager mes découvertes dans le story de mon compte Instagram. Dès que je découvre un compte qui me plaît, je le partage. Pas d’une manière systématique comme j’ai pû le voir sur certains comptes, où ça devient l’usine à gaz et ça me déplaît beaucoup.
    Il arrive qu’avec certaines créatrices nous nous échangions des créations, qui seront vues et notifiées sur les photos.
    Toujours dans l’esprit de partage de talents. Quelques gros comptes ont partagé mon travail et j’en suis fière et touchée, car ne nous voilons pas la face, cela nous apporte des followers et plus de visibilité et encore mieux des clients. Je remercie chaleureusement les petits comptes qui le font aussi . Ce qui ne m’empêche pas de refuser des partenariats loufoques et absolument pas dans mon domaine, qu’on me propose régulièrement.
    Je considère qu’il est normal qu’il y ai un retour.
    Remercier celui où celle qui parle de moi, ce qui peut aller à offrir une création. Je l’ai fait à plusieurs reprises pour des articles dans des revues ou des blogs.
    Semeuse est une très belle image en ce qui vous concerne.

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