Author: Marion

industrie textile vs mode éthique

Lovely Green: « Nous ne pouvons plus fermer les yeux sur l’impact de l’industrie textile »

« Qui garde son âme d’enfant ne vieillit jamais » (Abraham Sutzkever) . Mais garder son âme d’enfant, qu’est-ce donc au juste ? Serait-ce laisser notre imaginaire s’évader au gré des motifs, couleurs et textures ? Y percevoir l’indécelable, s’abandonner pour apprécier ? Ou peut-être, tout simplement, (ac)cueillir chaque instant comme une véritable poésie du quotidien… La poésie, berceau de notre enfance, âme des créations estampillées Lovely Green. Mais que l’on ne s’y trompe pas, sous leurs allures insouciantes, les vêtements et accessoires pensés par Stéphanie sont le fruit d’une démarche éco responsable réfléchie dans les moindres détails. Car pour elle, compte tenu de l’impact dévastateur de l’industrie textile, la mode éthique est « une évidence, une attitude et surtout une nécessité » :

Infusions Born to be wild, paysanne-cueilleuse

Born to Be Wild : Uyen réinvente le métier de paysanne-cueilleuse

A 18 ans, on est jeune, souvent trop jeune pour être sûr(e) de l’impulsion que l’on souhaite donner à notre vie. Beaucoup d’entre n’ont eu l’occasion de toucher le libre arbitre que du bout des doigts et sont tentés de planifier leur avenir de manière à ce qu’il colle parfaitement à l’imaginaire collectif (longues études, perspectives d’un métier reconnu…). Pourtant, aucun chemin n’est tout tracé ! Une meilleure connaissance de soi, un désir d’épanouissement dans sa vie personnelle sont autant de raisons qui poussent à reconsidérer ces choix professionnels. Uyen en est l’exemple parfait : désireuse de porter avec son époux viticulteur un projet de vie à deux, elle a quitté son poste de juriste pour devenir paysanne-cueilleuse en plantes aromatiques et médicinales. Un bien joli nom pour celle qui souhaite nous redonner « le plaisir simple du goût de la nature » avec Born to be wild :

Objets du quotidien : céramiques Gaëlle Stratman

Gaëlle Stratman : Allier le Beau, l’Utile et le Durable au quotidien

Dans une société où la part belle est faite au tout jetable, on tend à oublier que des alternatives durables existent… Des alternatives qui, si l’on revient ne serait-ce que quelques dizaines d’années en arrière, n’en étaient pas : on n’avait d’autre choix que d’utiliser des produits conçus pour durer. Certes, nos aïeules ont apprécié l’avènement du jetable, synonyme à leurs yeux de progrès (particulièrement concernant les produits d’hygiène). Mais quels effets dommageables sur le règne végétal et animal, sans même aborder le coût humain du mode de consommation qui est devenu le nôtre… Allier le Beau, l’Utile et le Durable permet pourtant de répondre à de multiples enjeux sans renoncer à la notion de plaisir au quotidien :

Robe Alory slow fashion

Slow fashion : Alory, “donner une chance aux belles matières vouées au rebut”

Si l’on évoque beaucoup – à juste titre – le gaspillage alimentaire, il est d’autres formes de gaspillage, plus insidieuses, qui font moins parler d’elles. Peut-être n’en a-t-on pas conscience, tout simplement. Peut-être, sans doute, est-il plus confortable pour nous de fermer les yeux ou de se contenter de les évoquer du bout des lèvres… Pourtant, il y a un réel travail à effectuer, main dans la main, créateurs et consommateurs, pour lutter contre le gaspillage textile (la slow fashion étant un premier pas) ! Un comble quand on connaît, même de loin, le coût environnemental et humain de cette industrie… A l’encontre des standards de la fast fashion et de ses travers, Laure, créatrice de la marque lyonnaise Alory, confectionne ses vêtements et accessoires à partir de chutes de tissu destinées au rebut :

Maeva Allio photographe entrepreneuses créatives

Maeva Allio, photographe des mains qui créent

Si pour d’aucuns, prendre sa plume semble la manière la plus adéquate pour s’exprimer, certains photographes talentueux n’ont rien à leur envier : une simple photographie, prise avec la sensibilité de celui ou celle qui se cache derrière l’objectif, permet parfois d’exprimer bien plus que les mots jetés sur le papier. Peut-être parce que le fait de livrer son point de vue ainsi ouvre le champ des possibles, nous invitant à poser nos propres mots sur ce que l’on voit. Maeva Allio, photographe, est de celles-là. Sur son site éponyme, elle nous livre, tout en finesse, le travail d’artisanes et créatrices de talent :

pochette Kahobas sérigraphie textile

Kahobas, sérigraphie textile inspirée d’ailleurs

Désir d’évasion, soif de découvertes ou envie de se rendre utile… Quelles que soient les raisons qui nous poussent à partir, on en revient toujours grandi(e), d’une manière ou d’une autre. Souvent, de retour sur nos terres d’origine, ces voyages ne deviennent plus que des souvenirs à chérir. De ceux que l’on garde précieusement en nous et qui mettent du baume au cœur quand le quotidien se fait trop terne. Mais parfois, ce qui devait n’être qu’une simple escapade nous impacte si profondément qu’on se surprend à vouloir retenir ces souvenirs de la main pour que jamais ils ne s’estompent… C’est ainsi que naissent de fabuleuses marques mêlant savoir-faire d’ici et inspirations d’ailleurs, comme l’atelier de sérigraphie textile Kahobas :

cosmétiques Maison Meunier : masque thé rose et lotion soyeuse

Cosmétiques Maison Meunier : éveillez vos sens !

 En moyenne, nous passons chaque jour entre 15 et 30 minutes dans notre salle de bains. Si cela répond avant tout à un impératif d’hygiène, cette pièce est pourtant l’endroit rêvé pour nous accorder, vraiment, du temps pour nous. Pure coquetterie de notre part ? Ou pire, vanité ? Pas seulement. Oserais-je même dire, pas du tout : prendre soin de notre corps permet aussi de soigner notre esprit. Et cela, Natacha, créatrice de Maison Meunier, l’a bien compris : avec ses cosmétiques, elle nous convie en effet à éveiller tous nos sens et à nous offrir un voyage sensuel…

réseaux sociaux

Réseaux sociaux : aurions-nous donc perdu la tête ?

En début d’année, Ophélie (Antigone XXI) puis Annabelle (Mademoiselle Coccinelle) – pour ne citer qu’elles – déploraient, l’une pour la dépendance qu’ils induisent, l’autre pour leurs effets sur son estime de soi et ses humeurs, l’impact des réseaux sociaux sur elles. Une lassitude qui semble se généraliser :

Atelier l'Oiseau Lÿre méduse papier

Atelier l’Oiseau Lÿre : poésies de papier inspirées par la nature

Si l’on conçoit volontiers le papier comme le support privilégié pour s’exprimer (par l’écriture, le dessin…) il semble difficile d’imaginer que ce matériau si délicat puisse être destiné à d’autres fins. Pourtant, sous les doigts de fée de Laÿla, le papier semble prendre vie, se faisant tantôt boucles d’oreilles élégantes, tantôt graciles mobiles… Avec l’Oiseau Lÿre, Laÿla signe une collection empreinte de poésie, d’une grâce et d’une délicatesse à couper le souffle. Une collection qui se veut, aussi, une ode à la nature chère à son cœur, puisque Laÿla a quitté les prestigieux boulevards parisiens pour installer son atelier au cœur d’un parc régional :