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5 conseils pour s’essayer au minimalisme immatériel

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7h00. Notre réveil sonne, marquant le commencement d’une nouvelle journée. Les yeux à peine ouverts, encore embués, nous nous emparons de notre téléphone et nous connectons (à nos réseaux sociaux, aux webzines que l’on suit…) immédiatement pour nous enquérir des dernières nouvelles. Une habitude désormais ancrée chez nombre d’entre nous – moi y comprise -, que l’on soit en quête de minimalisme ou non, ce alors même que l’un des bénéfices quand l’on fait le vide chez soi est de gagner en sérénité. Mais pour être pleinement serein(e), ce vide ne doit-il pas aussi s’accompagner d’un minimalisme immatériel ?

Pourquoi faire le vide « immatériel » ?

Dès nos premières minutes d’éveil, nous sursollicitons notre esprit en lui faisant parvenir un flux d’information constant. Si encore nous ne nous connections que lors du lever ! Mais combien d’entre nous utilisent chaque instant de répit pour se connecter, s’infligeant tout au long de la journée un flux d’information conséquent à gérer ?

Et si encore nous faisions le plein d’informations positives, de celles qui nous permettent d’appréhender sereinement notre journée… Mais de fait, et plus encore ces derniers temps, les informations négatives semblent se suivre et se ressembler. Jour après jour, les médias se font le relai d’évènements stressants et anxiogènes, dont nous nous abreuvons du matin au soir. Et que dire des réseaux sociaux, on l’on trouve quantité d’informations plus ou moins utiles à notre soif de satisfaction intellectuelle…

Ce sans compter que les nouvelles technologies occupent une part considérable de notre temps si précieux, dans une société où tout va déjà très (trop !) vite et où les journées semblent nous filer entre les doigts… En 2016, en moyenne, nous passions 50 minutes par jour rien que sur les différents réseaux sociaux détenus par Facebook !

Si les nouvelles technologies sont formidables à bien des égards, elles comportent donc leur lot d’effets pervers… Que faire pour s’en préserver ? Pourquoi ne pas alors s’essayer au minimalisme immatériel ?

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5 pistes pour prendre le chemin du minimalisme immatériel

Comme faire le vide chez soi, le minimalisme immatériel amène à mon sens à « consommer » moins mais mieux, en se posant une seule et même question : qu’est-ce qui m’est essentiel ? Ce qui implique, dans la même logique, une bonne connaissance de soi… Et en l’occurrence de son usage des nouvelles technologies : à quoi me servent-elles ? Que m’apportent-elles ? Quel temps occupent-elles dans l’une de mes journées ?

Une fois que l’on a fait le point sur notre relation aux nouvelles technologies, l’on pourra envisager de s’en détacher de la manière qui nous semble la meilleure pour nous… Ou tout simplement d’en modifier nos usages pour gagner en sérénité :

Idéalement, ne pas avoir de comptes sur les réseaux sociaux

Aux grands maux, les grands remèdes : plus de réseaux sociaux… Plus d’inconvénients ou presque ! Radical, peut-être, mais redoutablement efficace ! Et si une déconnexion totale nous semble inenvisageable…

Pourquoi ne pas alors tirer profit des avantages des réseaux sociaux,
utilisés à bon escient ?

Me croiriez-vous si je vous disais que facebook peut devenir une source d’information positive ? Pourtant c’est le cas. En suivant seulement quelques pages – essentiellement des créateurs / artisans avec lesquels j’ai eu le plaisir de collaborer, mais aussi des blogs et webzines bienveillants -, mon compte facebook est devenu un lieu où seules les informations positives se côtoient !

Instagram, quant à lui, peut s’avérer une véritable manne d’inspiration… En suivant pourquoi pas des comptes prônant la simplicité et la douceur de vivre sont à l’honneur ! Ainsi, County Road Living, Aurélie Mazurek, Anna Cor… Et bien d’autres encore, à chacun(e) d’entre nous de dénicher les perles rares qui nous inspirent un sentiment de sérénité.

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Bloquer des créneaux pour traiter ses mails et autres messages

Dans la mesure où nous sommes quasi constamment sollicités, la tentation est grande de répondre à nos messages au fur et à mesure. Pourtant, en s’organisant pour ne les traiter qu’une fois par jour / semaine en fonction de leur quantité, on y consacre beaucoup moins de temps et d’énergie, ce qui nous permet de…

Consacrer (réellement !) du temps à nos proches

Non, l’ère d’un café ou repas autour d’une table n’est pas révolue ! On réserve les réseaux sociaux à l’information positive… Et on profite du temps que l’on gagne pour partager des moments avec nos proches et créer des souvenirs !

Ils sont trop loin pour cela ? On renoue avec les joies du téléphone, qui permet un véritable dialogue… Ou on se délecte du plaisir oublié de rédiger une belle lettre (ou un mail pour les plus connecté(e)s d’entre nous) !

Déconnecter (vraiment !) au moins une journée par semaine

Oui, nous serons peut-être passé(e)s à côté de l’une ou l’autre information, lors de ce moment de déconnexion. Mais, encore une fois, cette information nous était-elle vraiment essentielle ? Valait-elle plus à nos yeux qu’une journée placée sous le signe du calme et de la sérénité ?

Si, à mes yeux, un geste est réellement essentiel voire salvateur, c’est bien celui-ci, car l’on en ressent les bénéfices immédiats.

Les bénéfices du minimalisme immatériel :

Bien que cela ne nous empêche pas d’être confronté(e) à des situations stressantes, inéluctables dans notre vie de tous les jours, nombreux sont les bénéfices à s’essayer au minimalisme immatériel, à commencer par le fait que l’on s’évite les effets pervers des nouvelles technologies. En d’autres termes, on offre à notre esprit la possibilité de se reposer / de penser par lui-même, on s’évite des sources de stress inutiles et on gagne du temps ! Autant de bénéfices qui nous amènent doucement vers la sérénité, au même titre que lorsque l’on fait le vide chez soi…

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Et surtout, en s’accordant ce droit à la déconnexion, on offre à tous nos sens la possibilité de s’éveiller. Tout simplement, on ressent. Le chant si délicat des oiseaux qui parvient à nos oreilles. La douce caresse du soleil par une belle journée. Le délicieux frisson d’une brise légère sur notre peau. La chaleur d’une tasse de thé fumante entre nos mains, sa senteur quand on la porte à notre nez, sa saveur une fois en bouche. Le réconfort apporté par la douce lueur d’une bougie. Les rires de nos proches, parfois si éphémères et pourtant si précieux…

C’est ainsi qu’on ne se contente plus d’être présent sans l’être, mais on vit chaque moment en pleine conscience, en nous nourrissant de tout ce qui nous entoure. On ne voit plus, on regarde. On n’entend plus, on écoute… Et quel plaisir de ressentir, vraiment ! Tant et si bien que de redoutée, la prise de recul envers les nouvelles technologies devient un moment ardemment attendu… Et un plaisir renouvelé, semaine après semaine !

Et vous, quelles sont vos astuces pour faire le vide « immatériel » ?

Note ❤ : Pour la seconde fois, j’ai le grand plaisir de vous proposer un article dans le cadre l’éco défi « faire le vide chez soi » de Natasha (Echos Verts). Un plaisir constamment renouvelé car pour moi c’est un privilège de bénéficier de la confiance de Natasha… Et, ce faisant, d’apporter ma pierre, si petite soit-elle, à l’édifice qu’elle construit jour après jour.

Crédit photo : Et si deux mains

2 Comments

  1. Encore un article qui fait du bien ma belle ! Et encore une fois, je suis tellement d’accord avec toi (et j’ai justement commencé à écrire un article là dessus sur mon blog, qui va du coup fortement ressembler à tout ce que tu viens de dire si bien ahah).
    Maitriser notre accès aux réseaux sociaux et à toutes ces sources d’informations continues me parait tellement essentiel pour se recentrer sur l’essentiel et rouvrir les yeux sur ce qui compte vraiment, pour profiter de l’instant présent, de nos enfants qui grandissent et toutes les jolies choses qui s’offrent à nous.
    Se couper totalement des nouvelles technologies n’est pas une solution en soit, c’est pour ça que ton article est si intéressant, il propose des solutions simples et judicieuses.
    J’ai commencé à mettre tout ça en place, et ça me fait déjà le plus grand bien : j’ai déjà limité le nombre de réseaux sociaux, en n’étant pas sur twitter et seulement très peu sur Facebook (réseau avec lequel j’ai de plus en plus de mal parce que bien souvent je suis submergée par beaucoup trop d’informations pas du tout intéressantes ou beaucoup trop déprimantes… ). Je préfère me consacrer à Instagram, en suivant comme toi de jolis comptes inspirants (je découvre avec joie les nouveaux comptes dont tu parles ici, j’adore !) qui m’apportent de la douceur, des idées, et de l’inspiration au quotidien. C’est un réseau bien plus doux et bienveillant, et ça fait du bien !!
    Et puis je coupe tout le dimanche, et un peu le samedi : le week-end c’est la famille avant tout, les filles en ont tellement besoin !
    Bref, je ne vais pas réécrire un pavé ahah mais merci pour ce beau témoignage !

    Je t’embrasse

    • Coucou ma belle !

      Encore une fois, merci de nous partager ton ressenti ici… Et pour tes mots doux, qui comme à leur habitude me touchent. J’ai hâte de lire l’article que tu nous concoctes, moi qui hésitais, encore, à en écrire un sur le slow blogging vers lequel mon esprit tend de plus en plus ;).

      Je suis ravie de voir que nous partageons la même vision de notre « vie immatérielle », c’est un équilibre d’autant plus difficile à trouver quand on tient un blog… Mais quand petit à petit on y parvient, quel épanouissement 🙂 !

      Belle journée !

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