Year: 2018

faire régner l'ordre chez soi : quelques astuces

Minimalisme : l’art de faire régner l’ordre en maître

Non, ne partez pas ! Moi non plus, je n’aime pas les titres riches en promesses parfois non tenues… Et je les aime d’autant moins quand ils touchent au minimalisme : loin de n’être qu’une simple conception de l’intérieur rêvé, c’est une réelle philosophie de vie. Faire du tri chez soi n’aurait aucun sens si l’on ne saisissait pas cette occasion pour s’apprendre ! Sans ce cheminement personnel, il me paraît (quasi) impossible de faire régner l’ordre durablement chez soi… Malgré tout, je souhaitais vous partager les quelques gestes qui se sont instaurés assez naturellement au fil du temps pour enfin caresser du bout des doigts l’intérieur minimaliste dont je rêve. Oh, ce ne sont que quelques idées posées sur le papier, comme pour les entériner. Ni follement originales, ni particulièrement miraculeuses, elles s’avèrent toutefois rudement efficaces me concernant :

Pourquoi préférer être semeuse plutôt qu'influenceuse

Je préfère être « semeuse » plutôt qu’influenceuse

Certaines en rêvent, d’autres le revendiquent, d’autres encore le deviennent sans l’avoir vraiment voulu… S’il est un terme qui semble être sur toutes les bouches ces derniers temps, c’est bien celui d’ « influenceuse ». Pour faire simple, c’est une personne dont l’audience sur les réseaux sociaux laisse supposer qu’elle peut influer favorablement sur le comportement de ses abonnés en faveur d’une marque ou de l’un de ses produits. L’expansion de ce « marketing d’influence », désormais monnaie courante chez certaines marques présentes sur le Web, suscite nécessairement une réflexion sur notre propre pratique du blogging… Pour ma part, à sa connotation mercantile, je préfère celle, moins orientée, de « semeuse » :

artisanat de demain : les bijoux en bois IU Jewellery Design

ÏU Jewellery Design : Miren Lasnier dessine les contours de l’artisanat de demain

Le design est-il compatible avec le quotidien ? Si aujourd’hui je prends le temps de réfléchir à l’utilité d’un objet autant qu’à son esthétique, je reconnais avoir déjà songé par le passé à m’offrir un objet ultra design… Tout en ayant conscience qu’il n’était pas fonctionnel ! Fort heureusement, je me heurtais toujours à son prix, m’évitant ainsi un achat inutile. Doit-on alors sacrifier la beauté au profit de la praticité ? Car si beau soit-il, un objet qui n’est pas pratique sera un objet délaissé… D’où l’importance, pour faire coïncider souci d’esthétisme et désir de simplicité, d’allier le Beau, l’Utile et le Durable. Qui sait, peut-être l’artisanat de demain réunira-t-il ces trois aspects… C’est en tout cas ce que souhaite Miren, créatrice de la marque ÏU Jewellery Design. Promouvant une production à échelle humaine, elle endosse tantôt le costume de designer, tantôt celui d’artisane pour nous proposer des bijoux en bois design à un juste prix :

Huile végétale Oden, issue de la flore française

La flore française, berceau des soins d’exception Oden

Cacao, karité, coco… Bruts ou en synergie, ces ingrédients végétaux sont aujourd’hui adulés pour leurs bienfaits. Mais s’ils font des merveilles en cosmétique, ils nous viennent de loin, avec le coût environnemental que cela implique. Nos belles campagnes ne recèlent-elles pas des trésors de beauté, parfois insoupçonnés ? Les noyaux, par exemple : mal aimés, ils finissent (presque) inéluctablement au rebut. Pourtant, il est possible d’en extraire l’huile pour offrir à notre peau de véritables soins d’exception… A l’inverse, point besoin d’argumenter pour convaincre des vertus prodigieuses des huiles d’onagre et de bourrache. Pourtant, l’essentiel de leur production a été délocalisé en Chine ! Que dire encore de nos amandes, en passe de disparaître au profit de leur équivalent américain, bien moins cher ? Magnifier les richesses de la flore française, pour nous, pour notre terre, est le leitmotiv qui a poussé Laurence et Marion, mère et fille, à créer la jeune marque de cosmétiques Oden :

industrie textile vs mode éthique

Lovely Green: « Nous ne pouvons plus fermer les yeux sur l’impact de l’industrie textile »

« Qui garde son âme d’enfant ne vieillit jamais » (Abraham Sutzkever) . Mais garder son âme d’enfant, qu’est-ce donc au juste ? Serait-ce laisser notre imaginaire s’évader au gré des motifs, couleurs et textures ? Y percevoir l’indécelable, s’abandonner pour apprécier ? Ou peut-être, tout simplement, (ac)cueillir chaque instant comme une véritable poésie du quotidien… La poésie, berceau de notre enfance, âme des créations estampillées Lovely Green. Mais que l’on ne s’y trompe pas, sous leurs allures insouciantes, les vêtements et accessoires pensés par Stéphanie sont le fruit d’une démarche éco responsable réfléchie dans les moindres détails. Car pour elle, compte tenu de l’impact dévastateur de l’industrie textile, la mode éthique est « une évidence, une attitude et surtout une nécessité » :

Infusions Born to be wild, paysanne-cueilleuse

Born to Be Wild : Uyen réinvente le métier de paysanne-cueilleuse

A 18 ans, on est jeune, souvent trop jeune pour être sûr(e) de l’impulsion que l’on souhaite donner à notre vie. Beaucoup d’entre n’ont eu l’occasion de toucher le libre arbitre que du bout des doigts et sont tentés de planifier leur avenir de manière à ce qu’il colle parfaitement à l’imaginaire collectif (longues études, perspectives d’un métier reconnu…). Pourtant, aucun chemin n’est tout tracé ! Une meilleure connaissance de soi, un désir d’épanouissement dans sa vie personnelle sont autant de raisons qui poussent à reconsidérer ces choix professionnels. Uyen en est l’exemple parfait : désireuse de porter avec son époux viticulteur un projet de vie à deux, elle a quitté son poste de juriste pour devenir paysanne-cueilleuse en plantes aromatiques et médicinales. Un bien joli nom pour celle qui souhaite nous redonner « le plaisir simple du goût de la nature » avec Born to be wild :

Objets du quotidien : céramiques Gaëlle Stratman

Gaëlle Stratman : Allier le Beau, l’Utile et le Durable au quotidien

Dans une société où la part belle est faite au tout jetable, on tend à oublier que des alternatives durables existent… Des alternatives qui, si l’on revient ne serait-ce que quelques dizaines d’années en arrière, n’en étaient pas : on n’avait d’autre choix que d’utiliser des produits conçus pour durer. Certes, nos aïeules ont apprécié l’avènement du jetable, synonyme à leurs yeux de progrès (particulièrement concernant les produits d’hygiène). Mais quels effets dommageables sur le règne végétal et animal, sans même aborder le coût humain du mode de consommation qui est devenu le nôtre… Allier le Beau, l’Utile et le Durable permet pourtant de répondre à de multiples enjeux sans renoncer à la notion de plaisir au quotidien :

Robe Alory slow fashion

Slow fashion : Alory, “donner une chance aux belles matières vouées au rebut”

Si l’on évoque beaucoup – à juste titre – le gaspillage alimentaire, il est d’autres formes de gaspillage, plus insidieuses, qui font moins parler d’elles. Peut-être n’en a-t-on pas conscience, tout simplement. Peut-être, sans doute, est-il plus confortable pour nous de fermer les yeux ou de se contenter de les évoquer du bout des lèvres… Pourtant, il y a un réel travail à effectuer, main dans la main, créateurs et consommateurs, pour lutter contre le gaspillage textile (la slow fashion étant un premier pas) ! Un comble quand on connaît, même de loin, le coût environnemental et humain de cette industrie… A l’encontre des standards de la fast fashion et de ses travers, Laure, créatrice de la marque lyonnaise Alory, confectionne ses vêtements et accessoires à partir de chutes de tissu destinées au rebut :

Maeva Allio photographe entrepreneuses créatives

Maeva Allio, photographe des mains qui créent

Si pour d’aucuns, prendre sa plume semble la manière la plus adéquate pour s’exprimer, certains photographes talentueux n’ont rien à leur envier : une simple photographie, prise avec la sensibilité de celui ou celle qui se cache derrière l’objectif, permet parfois d’exprimer bien plus que les mots jetés sur le papier. Peut-être parce que le fait de livrer son point de vue ainsi ouvre le champ des possibles, nous invitant à poser nos propres mots sur ce que l’on voit. Maeva Allio, photographe, est de celles-là. Sur son site éponyme, elle nous livre, tout en finesse, le travail d’artisanes et créatrices de talent :

pochette Kahobas sérigraphie textile

Kahobas, sérigraphie textile inspirée d’ailleurs

Désir d’évasion, soif de découvertes ou envie de se rendre utile… Quelles que soient les raisons qui nous poussent à partir, on en revient toujours grandi(e), d’une manière ou d’une autre. Souvent, de retour sur nos terres d’origine, ces voyages ne deviennent plus que des souvenirs à chérir. De ceux que l’on garde précieusement en nous et qui mettent du baume au cœur quand le quotidien se fait trop terne. Mais parfois, ce qui devait n’être qu’une simple escapade nous impacte si profondément qu’on se surprend à vouloir retenir ces souvenirs de la main pour que jamais ils ne s’estompent… C’est ainsi que naissent de fabuleuses marques mêlant savoir-faire d’ici et inspirations d’ailleurs, comme l’atelier de sérigraphie textile Kahobas :